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Le violent séisme enregistré au Japon (en 2011) est un triste exemple des ravages occasionnés par ce type de catastrophe naturelle (plus de 15 000 morts). Même si la France est beaucoup moins touchées par les tremblements de terre, les normes de construction parasismiques ont évolué depuis 2011. Le nouveau zonage sismique du territoire (DOM compris) a classé la Réunion en zone 2, niveau d’aléa faible.

La réglementation parasismique a évolué en France. Depuis le 1er mai 2011, certains nouveaux bâtiments doivent répondre à des exigences (définies par l’Eurocode 8) d’implantation, de conception et de mise en œuvre afin d’améliorer leur résistance face aux séismes. Cette nouvelle loi a également induit la redéfinition des zones de sismicité en France. Elle divise le territoire en cinq zones allant de très faible (1), faible (2), modéré (3), moyen (4), à fort (5).

Contrairement au précédent zonage (en vigueur depuis 1991), la Réunion et Mayotte apparaissent sur la carte nationale de sismicité. La Réunion, où le risque était jusque là considéré comme nul, est désormais classée en zone 2. A Mayotte, la probabilité de séismes est plus élevée, puisque l’île est classée en zone 3.

Pourquoi la Réunion est-elle concernée ?

De par son caractère volcanique, le classement de l’Ile la Réunion en zone de sismicité est justifié. L’Observatoire volcanologique de la Réunion enregistre des séismes tous les jours ! Bien sûr, de magnitude inférieure à 1, ils ne sont pas ressentis par la population. Mais l’île a déjà été sérieusement secouée. En 2007, un séisme de magnitude 4 sur l’échelle de Richter avait été mesuré.

Quels sont les bâtiments concernés ?

Les bâtiments concernés dépendent de la zone de sismicité dans laquelle on se trouve. Ils sont classés en quatre catégories d’importance. Chaque zone correspond à une ou plusieurs catégories de bâtiments.

Pour la Réunion, située en zone 2, sont concernés : les établissements recevant du public (ERP), les bâtiments sanitaires et sociaux, les habitations collectives de grande hauteur (hauteur supérieure à 28m), les bureaux, les établissements scolaires, les bâtiments indispensables à la sécurité des personnes (casernes de pompiers…), etc. En zone 2, les maisons individuelles ne sont pas concernées par la réglementation, ni les petits immeubles.

Les bâtiments existants ne sont soumis à aucune exigence particulièrement. La seule règle à respecter est la non-aggravation de la vulnérabilité du bâtiment.

Quelles sont les préconisations ?

De nombreux exemples prouvent l’efficacité de la construction parasismique dans les zones à risques. En 2010, un séisme de magnitude 7 a fait 230 000 morts à Haïti, tandis qu’un tremblement de terre de magnitude 8,8 faisait 800 morts au Chili. Au Chili, on conçoit en effet des bâtiments de plus en plus résistants face aux séismes.

La réglementation parasismique impacte la conception (formes simples, équilibre des masses, contreventement), l’implantation (étude de sol) et la mise en œuvre (règles de construction, qualités des matériaux…) des bâtiments. Il existe également une règle assez simple et facile à comprendre, qui consiste à construire « rigide » sur un sol susceptible de devenir « mou » en cas de séisme, et de construire « souple » sur un sol « rigide ».

Attention, la réglementation ne consiste pas seulement à prévenir l’effondrement du bâtiment. Elle agit également sur les éléments non structuraux (faux plafonds, équipements solaires, cloisons,…), qui représentent un danger pour la sécurité des personnes.

N’oubliez jamais que ce ne sont pas les tremblements de terre qui tuent les personnes, mais les bâtiments mal construits ou mal entretenus qui s’écroulent !

Quels contrôles ?

Cette nouvelle réglementation parasismique est applicable à tous les bâtiments dont les permis de construire ont été déposés depuis le 1er mai 2011. Elle pourra être contrôlée de trois façons : le contrôle technique (obligatoirement pour certains bâtiments), les attestations de respect des règles de construction (lors du permis de construire et de l’achèvement des travaux), le contrôle du respect des règles de la construction (CRC), réalisé par les agents de l’Etat.

Le CAUE est gratuitement à votre disposition pour vous informer sur ce sujet. Pour prendre rendez-vous avec l’un de ses architectes-conseillers, téléphonez au 0262 21.60.86.