1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 Rating 1.00 (1 Vote)(Votez pour cet article de 1 à 5, selon votre préférence)

La construction d’une maison est un acte individuel, mais il engage la collectivité tout entière. Installer sa case sur un coin de territoire n’est pas un acte anodin. Il y va de l’intérêt de la société que toutes les constructions respectent l’environnement. C’est pour répondre à cet objectif qu’un certain nombre de règles ont été édictées comme la « loi paysage » par exemple.

Autrefois, la question du respect de l’environnement ne se posait pas. Les constructions traditionnelles se fondaient naturellement dans le paysage, de par l’utilisation des matériaux locaux.

En l’absence de moyens techniques mécanisés, les cases s’adaptaient « a minima » à la pente du terrain, à la végétation, au climat…

Aujourd’hui, l’usage généralisé de la pelleteuse et du béton, ou le recours à la climatisation, pourraient faire oublier la nécessaire prise en compte de l’environnement.

Fort heureusement, la loi paysage a été instituée en 1993. Le dossier de permis de construire accorde une grande importance à l’aspect environnemental du projet. Il s’assure que l’impact futur de la construction dans le paysage, qu’il soit urbain ou rural, a bien été pris en compte.

Cette loi ne doit pas être prise comme une contrainte de plus, mais comme l’occasion pour vous de considérer votre terrain et le site qui l’entoure avec un regard neuf et critique.

Adapter la construction à l’environnement

Si chaque terrain est un cas particulier, certains principes de base doivent clairement être définis. Le respect du site est un des premiers points à considérer. Il convient de tenir compte du lieu d’implantation. On ne construira pas de la même façon en milieu urbain ou en milieu rural, dans les Hauts ou dans les Bas, en zone d’activités ou en zone pavillonnaire.

Bâtir dans un lotissement s’avère tout aussi délicat. On ignore souvent en effet ce qui constituera l’environnement proche. En général, les premières habitations déterminent la réussite du lotissement.

D’autres points sont à prendre en compte. On doit tenir compte des constructions voisines, de la situation des réseaux d’eau et d’électricité, et bien sûr de la nature du sol et du sous-sol.

Il faut aussi s’interroger sur l’accès au terrain, sur sa pente, sur son orientation et sur les vues qu’il offre, sur les vents dominants, sur la végétation existante.

Pour se prémunir contre les risques de lessivage du sol, il importe, par exemple, de ne pas détruire inconsidérément la végétation existante d’autant qu’elle améliore le confort thermique de la parcelle et qu’il faut du temps pour qu’un arbre soit adulte. Il est important de réfléchir à ce que l’on verra de la maison et à la manière dont elle sera vue.

Autant d’éléments qui vont conditionner le type de bâtiments à construire et son implantation. C’est d’ailleurs le métier des architectes.

Dans l’adaptation proprement dite du bâtiment, quelques erreurs sont à éviter. Il faut notamment faire attention aux constructions en contradiction avec le terrain et le site. C’est la maison qui s’adapte au terrain et non l’inverse.

La règle de la cohérence

Les constructeurs de maisons individuelles proposent peu de modèles pour terrains en pente, alors que ce sont justement les plus nombreux dans notre île.

Ainsi, vouloir absolument façonner un terrain en pente pour qu’il devienne plat peut s’avérer très dangereux. Il convient donc de se méfier des terrassements abusifs, par ailleurs très coûteux et de plus en plus limités réglementairement.

C’est pourquoi, l’aménagement de la parcelle doit apparaître sur les documents obligatoires à joindre à la demande de permis de construire. Il en fait partie intégrante et prend en compte aussi bien les terrassements que les plantations, les clôtures, l’accès à la parcelle.

Il ne faut pas négliger les haies végétales qui constituent d’excellentes clôtures qui s’intègrent parfaitement dans un paysage rural ou pavillonnaire.

La simplicité de style d’une construction permet sa meilleure insertion. De manière générale, plus une architecture est sophistiquée, plus elle nécessite un grand savoir-faire et plus elle est difficile à intégrer.

Le Conseil d'Architecture, d'Urbanisme et de l'Environnement est gratuitement à votre disposition pour vous informer sur ce sujet. Pour prendre rendez-vous avec l’un de ses architectes-conseillers, téléphonez au 0262 21.60.86.