Une quinzaine d’expositions pour sensibiliser le public
Informer et plus encore sensibiliser le public à la qualité architecturale, aux problèmes d’aménagement et d’urbanisme, ainsi qu’à la préservation de l’environnement, voilà l’une des missions du CAUE.
Le CAUE de la Réunion dispose d’un fonds d’expositions conçu pour sensibiliser et développer l’information du public. Les thèmes abordés sont d’une grande diversité, dans le domaine de ses compétences : architecture, urbanisme, environnement et paysage.
Elles sont destinées à être diffusées largement au sein du département (médiathèque, mairies, établissements scolaires …), soit dans le cadre d’actions coordonnées, soit en fonction d’une demande ciblée.
L’exposition « Bois sous tôle », est née de la rencontre de deux artistes qui ont souhaité rendre leur présence à ces cases bâties en bois surmontés de toitures en tôle. À la manière d’une stèle, ces photographies et ces mots posés en miroir, se dressent en hommage à celles et ceux, charpentiers du passé, qui ont marqué le paysage de La Réunion.
Annie DECUPPER
Née en 1963, Annie Decupper est photographe. Elle vit et travaille sur l’île de la Réunion depuis 1994. Elle a publié : Vivre à Grand-Bassin (2002), Boutik Sinoi (2003), Mon bord de mer (2004). Toujours intéressée par le patrimoine culturel de l’île, elle choisit d’en révéler toute la dimension poétique par l’association de mots et d’images en noir et blanc.
INTERVIEW
Quel est le message que vous souhaitez véhiculer au public à travers cette exposition ?
Ce reportage est avant tout un travail de mémoire et non un inventaire de cases comme on pourrait le penser. Bois Sous Tôle est un regard poétique sur le passé et sur le patrimoine architectural de l’île. Aussi surprenant que cela puisse paraître, c’est aussi un travail sur l’humain.
J’ai choisi de photographier essentiellement des cases abandonnées afin de faire entrer le spectateur dans un univers imaginaire : qui vivait ici à l’époque ? Comment vivait-on ? Comment était le jardin ? C’est le spectateur qui redonne vie à ces cases. A travers cette exposition j’ai souhaité préserver une page d’histoire de la culture réunionnaise et rendre hommage aux occupants de ces vieilles cases qui ont marqué le paysage de l’île.
Pourquoi avoir choisi de faire ce reportage en noir en blanc alors que les cases photographiées présentent déjà un aspect plus ou moins délabré ?
Pour moi, les photographies en noir et blanc ouvrent la porte sur l’imaginaire, plus qu’un travail en couleur. Stéphane Hoarau et moi-même nous sommes bien entendus sur ce point. Les cases sont abandonnées, mais la présence d’objets et les décors sont signes de vies antérieures. Avec les textes poétiques, nous souhaitions rendre présents les occupants de ces cases.
Au final, “Bois sous Tôle“ entraîne le public vers un rêve éveillé. Au creux de la mémoire surgissent des paysages, des sensations d’enfance, des odeurs que l’on croyait endormis.
Combien de temps a duré ce reportage ? Quelles ont été les difficultés rencontrées ?
Le reportage a duré un an. Les cases sont souvent cachées par la végétation, certaines n’étaient pas toujours faciles d’accès. Mais c’était le prix à payer pour assister à ce spectacle émouvant. Les cases se refondent dans leur paysage d’origine : dans certaines d’entre elles, des arbres poussent en plein milieu du séjour !
Stéphane HOARAU
Stéphane Hoarau, artiste plasticien et docteur ès Lettres et Arts ; il est né en 1979 à l’île de La Réunion. De retour dans l’île depuis quelques années, il développe un travail plastique où se mêlent les lignes : d’écriture et de dessins.
Il a récemment exposé à Saint-Denis (Les Récréateurs), au Musée de Villèle (Nuit d’Art de la Pleine Lune) et à Mahé, aux Seychelles (Alliance Française). Directeur de la publication de Point d’orgue, revue créole de l’océan Indien, il a également publié Le Voleur, recueil de fonnkèr, aux éditions K’A. "Bois sous tôle" est le fruit d’une collaboration avec la photographe Annie Decupper.
INTERVIEW
De quelle manière ces photographies vous ont inspiré pour rédiger vos textes ?
Les notions d’échange et de partage correspondent pour moi à une certaine image de La Réunion : des mondes qui se sont rencontrés et se sont changés, au fil du temps. Annie Decupper, par le biais d’un ami commun, m’avait proposé de travailler sur ses photographies. Représentations de cases abandonnées, elles avaient fait remonter en moi des souvenirs imprécis : des sons, des odeurs.
Alors, plutôt que de "commenter" les photographies, j’ai davantage eu envie de mettre en perspective ces souvenirs, par l’écriture d’une histoire. Toutes ces photographies m’ont fait penser aux ravages du temps, à ce qui passe, tout en laissant parfois des traces... Des sortes de cicatrices dans le paysage. C’est de là qu’est né le personnage de Léon qui, au fil des pages de "Bois sous tôle", s’abîme, comme les cases... Masquer le texte
A travers cette exposition, Edgar Marsy rend hommage aux hommes et aux femmes qui ont participé à ce chantier d’envergure. Une poésie d’images qui replace l’humain au coeur d’un projet titanesque ayant marqué le visage de l’île.
Descriptif technique
32 photos 80x80 cm - support rigide (Dibond)
1 présentation de l’exposition
EDGAR MARSY
Né à Lille en 1973
Depuis bientôt 10 ans, Edgar photographie et édite une série d’images en noir et blanc sous forme de cartes postales ayant pour thématique une “Réunion lontan”. Invité aux rencontres de Bamako en 2007 avec Société anonyme, il dévoile une Réunion plus « moderne », moins spéficique et mondialisée.
Finaliste de plusieurs bourses jeunes talents : Kodak avec Wall Street en 2007, Nikon en 2010, il est invité aux rencontres d’Arles en 2009 (BJT sfr). En parallèle, son approche documentaire lui permet d’illustrer des ouvrages à vocation historique, des reportages institutionnels
ou pour la presse magazine (notamment Géo ou Libération depuis 2010).
INTERVIEW D’EDGAR MARSY
Qu’est-ce qui vous a amené à mettre en exergue l’aspect humain d’un projet à forte dimension technique et architecturale ? Au départ c’est un travail de commande, l’agence et le client souhaitaient mettre en avant l’aspect et l’aventure humaine d’un tel chantier.
Ils ont pensé que mon approche allait dans le sens de leurs attentes. Je n’ai pas l’impression d’avoir eu à m’adapter à une demande et j’aurais certainement fait le même type d’images en y allant "seul"
Les ouvrages d’art sont faits pour durer, ce qu’il y a d’éphémère et d’intéressant c’est leur construction... La dimension technique et architecturale est avant tout le résultat d’une aventure et d’un défi humain.
Après avoir, pendant 10 ans, immortalisé la "Réunion lontan", quelle a été votre motivation pour photographier la Réunion qui se construit ?De mon point de vue, le chantier de la route des Tamarins fait partie des grands symboles de cette Réunion qui se construit... J’ai l’impression d’avoir eu la même approche sur la "Réunion lontan". Masquer le texte
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Construire en bois c’est éco durable
En architecture, l’utilisation du bois, matériau entièrement renouvelable, apporte des réponses environnementales concrètes, notamment en matière de lutte contre l’effet de serre.
« Construire en bois c’est éco durable », aborde le bois dans l’architecture et l’aménagement à travers l’exemple de maisons adaptées au climat tropical de l’île. Télécharger la plaquette
Au delà des aventures de ses héros, la bande dessinée met en scène et en ambiance l’architecture et l’urbanisme réunionnais du début du siècle dernier. Ni lithographie, ni dessin d’architecture, ni prise de vue, la BD donne une coloration particulière à ce patrimoine.
Patrimoine industriel, où est-tu ? s’ouvre sur le paysage de l’île encore vierge avec sa forêt primaire que l’on voit, ensuite, évoluer au fur et à mesure.
De Stella Matutina à Pierrefonds, cette exposition montre comment le paysage industriel permet de lire l’histoire et de comprendre l’évolution de la Réunion, du grand paysage à l’usine, puis de l’usine au quartier …
Réalisée en partenariat avec l’ADEME, cette exposition vise à montrer comment, avec des solutions simples, il est possible d’avoir des maisons confortables en toutes saisons et à moindre coût. Télécharger la plaquette
350 ans d’architecture à la Réunion constitue aussi et surtout un élément de réflexion permettant de se projeter dans l’avenir et de s’interroger sur les types de constructions architecturales les plus adaptées à notre île.
Descriptif technique
26 bâches principales 1,80m x 1,10m
1 bâche de présentation 1,80m x 0,60m
1 bâche de présentation 3,50m x 2,60m
1 bâche chronologique 3m x 0,80m
3 kakemonos 3m x 0,80m
2 bâches extérieures 3,50m x 2,60m
affiche 0,80m x 0,60m
catalogue d’exposion « 350 d’architecture à la Réunion »
La profession est en effet mal connue et fragile puisqu’elle n’est pas protégée. A travers les réalisations de paysagistes de la Réunion, regroupés au sein de l’association Objectif paysage, des professionnels tentent de faire connaître leurs compétences.
Vous avez un projet de construction, d’aménagement ou encore d’extension ? L’exposition « Des cases et des idées » vous offre un véritable panorama de ce qui se fait d’original en matière d’habitat individuel à la Réunion.
L’exposition permet de découvrir des propositions d’ambiances, des alliances de matières et de formes en donnant à voir des maisons contemporaines réalisées récemment sur l’île.
Descriptif technique
11 bâches principale 1,80m x 0,80m
plaquette d’accompagnement « Des cases et des idées »
« La Réunion des couleurs » est une invitation à la réflexion sur le langage des couleurs dans le paysage et l’architecture ; langage complexe, puisqu’il est à la fois une expression scientifique, technique, sociale, symbolique et même artistique.
Elle vise à faire prendre conscience de l’identité chromatique forte des lieux et permet de découvrir un panorama de cases créoles, véritables récits de vie.
Tirée de l’ouvrage « Cases créoles de la Réunion », cette exposition retrace l’évolution des cases créoles sur trois siècles par une approche historique et sociologique.
Observatoire photographique des paysages de la Réunion
Montée en partenariat avec la DIREN, l’exposition "l’Observatoire photographique des paysages de la Réunion" est une invitation à regarder différemment nos paysages.
A partir d’un choix de cent clichés noir et blanc, cinquante points de vue sont rephotographiés annuellement ; à la même date et parfois à la même heure (de 2003 à 2007) par le photographe François Louis Athénas. L’exposition donne à voir comment l’activité humaine modèle le paysage, comment cohabitent tradition et modernité…
A travers des réalisations de l’architecte autodidacte Jean Bossu, le public est amené à découvrir comment un bâtiment peut être composé, décomposé, voir déstructuré.
Véritable panorama du travail possible de la matière, l’exposition permet également de découvrir le métier d’architecte et de mieux comprendre la démarche de création.
Construite par le gouverneur Louis-Henry Hubert Delisle, la route départementale N°3 avait pour but de désenclaver les Hauts, et de permettre le transport de la canne et l’accès aux plantations.
Véritable défi de l’époque, la route Hubert Delisle a été un élément structurant de l’aménagement du territoire. Elle le reste aujourd’hui, se trouvant à la convergence de points forts (le Maïdo, le Tévelave, Stella Matutina …) et de grands projets (route des Tamarins, Parc des Hauts …).
Cette exposition, réalisée à la demande du Conseil général, montre comment l’organisation et l’aménagement des lieux d’accueil à la petite enfance répondent à de nombreuses spécificités.
Leur conception doit, en effet, respecter un certain nombre de normes et de règlements. L’architecture des lieux doit prendre en compte les événements auxquels sont mêlés les enfants au quotidien.