Vous êtes nombreux à choisir de construire vous même votre maison afin de faire des économies. Mais attention, ce chantier ne s’improvise pas ! A trop vouloir économiser, vous risquez de payer les pots cassés après coup. Voici les travaux à éviter de faire soi-même.
Définir l’implantation du bâtiment, la disposition des pièces, la répartition des surfaces, l’organisation des volumes, l’aspect extérieur… nécessite d’avoir une bonne connaissance des techniques constructives. L’architecte est le seul à pouvoir concevoir les plans d’une maison dans les règles de l’art. Il est également le seul à même de répondre à une commande pour un contexte spécifique : terrain en pente, règlement contraignant (RTAADom, accessibilité des handicapés … ), ou secteur patrimonial. S’il constitue un investissement au départ, l’architecte est capable de générer des économies à long terme grâce à l’organisation de la maison et à un entretien réduit.
Plan : Valero/Cossec archiitectes
2. Le terrassement
Tout travaux de fouille, et particulièrement ceux liés aux réseaux (eau potable, électricité, téléphone et évacuation des eaux usées), sont à réaliser avec précaution. Vous êtes beaucoup à faire appel à des proches équipés d’engins, mais possèdent-ils les compétences et assurances nécessaires et suffisantes pour éviter les risques possibles sur la construction ?
3. L’assainissement individuel
L’installation d’une fosse septique n’est pas tâche facile. Il est indispensable de dessiner le projet d’assainissement sur les plans de la demande de permis de construire. Une étude de sols complémentaire peut être demandée afin de déterminer si un système d’assainissement peut être installé sur le terrain. Seul un spécialiste pourra vous orienter sur un système adapté au sol de votre terrain et à votre projet.
4. La pose du toit
Il ne faut pas sous-estimer la complexité de la pose de votre toiture. Il s’agit vraiment là d’un travail de professionnel. La durée de vie de votre habitation en dépend en grande partie. De plus, l’aspect de votre toit peut être réglementé par le Plan Local d’Urbanisme de votre commune. Le Plu peut prescrire par exemple une pente comprise entre 30 et 100%. Ces aspects techniques ne peuvent pas être ignorés. L’utilisation de matériels spécifiques (visseuse dynamométrique, grignoteuse …) ou d’équipements de sécurité adaptés au travail en hauteur, implique le recours à des professionnels.
5. La plomberie
Ne vous contentez pas d’un « à peu près » ! Certains systèmes requièrent un certain savoir-faire que seuls les professionnels maîtrisent. Même si de nouveaux matériels facilitent aujourd’hui les installations, il n’en reste pas moins qu’une plomberie mal faite peut être source, sinon de danger, de désordres et de désagréments. Et puis, ce n’est pas sur ce point que vous ferez le plus d’économies !
6. L’électricité
La pose d’une installation électrique répond à des contraintes normatives sévères et qui évoluent très fréquemment. En fin de chantier, toute installation électrique doit être contrôlée par un organisme (le Consuel). Si vous avez réalisé l’électricité vous-même, votre travail sera vérifié à coup sûr et aucune erreur ne vous sera tolérée. Et surtout, si l’électricité ne se voit pas, elle peut être mortelle !
7. Les travaux de peinture
Contrairement à ce qu’on peut penser, les travaux de peintures nécessitent un minimum de connaissances : la préparation du support est essentielle pour une bonne imprégnation, les couches d’apprêts diffèrent d’un support à un autre, les techniques d’application (3 couches croisées) sont à respecter pour un meilleur rendu…
8. La pose d’équipements solaires
L’installation d’un chauffe eau solaire ou de panneaux photovoltaïques est très dangereuse. Outre la complexité liée à une installation souvent en toiture, une mauvaise mise en œuvre peut également provoquer des risques de corrosions. Dans certains pays, l’intervention des pompiers a même été impossible.
Le Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement est gratuitement à votre disposition pour vous informer sur ce sujet. Pour prendre rendez-vous avec l’un de ses architectes-conseillers, téléphonez au 0262 21 60 86.
Mettre en forme le terrain ou le modeler par un terrassement revient à lui donner sa forme finale. Le terrassement peut être nécessaire mais dans la mesure du possible, il vaut mieux adapter la maison au terrain naturel que l’inverse ! Gardez à l’esprit que trop de modifications sur un terrain peuvent nuire à sa qualité. Quelques précautions sont à prendre pour éviter les désordres. Voici les 10 conseils du CAUE pour réussir votre terrassement.
1. La première étape consiste à se renseigner sur la nature du sol de votre terrain. Questionnez le voisinage qui aurait déjà construit ou faites réaliser une étude géologique qui déterminera les caractéristiques du sol et le type de fondation que vous devrez utiliser.
2. Sous l’emplacement de la construction et partout où elle sera ultérieurement recouverte, décapez la terre végétale. Disposez-la dans un endroit du terrain qui ne gênera pas pour le chantier. Une fois le chantier terminé, étalez la terre sous les parties destinées à être plantées. La terre végétale met des centaines d’années à se constituer. Elle est un bien précieux pour l’agriculture, il serait dommage de tout bétonner !
3. Dans certaines communes, la hauteur des murs de soutènement peut être réglementée dans les Plans locaux d’urbanisme (PLU). Cette réglementation peut influencer le choix de l’implantation de la construction sur le terrain. De plus, sur un terrain en pente, cette règle peut rendre impossible la création d’une grande plateforme horizontale. Il faudrait alors opter pour une plateforme en escalier et de hauteur moindre.
4. Prévoyez l’accès des camions et divers engins jusqu’à la plateforme. Ceux qui ont négligé ce point se sont vus obligés de demander un accès au voisin le temps des travaux. Mais encore faut-il avoir un voisin conciliant !
5. Les fondations de la construction doivent aller jusqu’au bon sol, c’est-à-dire celui qui était en place avant les travaux de terrassement. Attention, il ne faut jamais construire sur du remblai car ceci pourrait entrainer des désordres sur la construction (fissures).
6. Les fouilles doivent être réalisées quelques jours avant de couler les fondations car il y a toujours un risque de décompression du sol. De plus, l’érosion des parois latérales des tranchées risque de glisser en fond de fouille.
7. Les fouilles spécifiques aux réseaux (eau potable, électricité, téléphone et évacuation des eaux usées) doivent être réalisées avant d’entamer la construction.
8. Il faut bien veiller à l’évacuation naturelle des eaux de pluies. Canalisez éventuellement les eaux pour les empêcher de raviner les remblais et de se transformer en torrent de boue.
9. N’hésitez pas à utiliser des géotextiles non tissés pour stabiliser superficiellement les terrains (notamment pour les remblais en pente).
10. Ne jamais incorporer au remblai des matériaux contenant de la cellulose (vieilles palettes de bois, sacs de ciment en papier, branches d’arbres, planches, etc.) pour ne pas attirer les termites.
Le Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement est gratuitement à votre disposition pour vous informer sur ce sujet. Pour prendre rendez-vous avec l’un de ses architectes-conseillers, téléphonez au 0262 21 60 86.
Vous rêvez d’agrandir votre maison, mais la surface de votre terrain ne le permet pas. Ne baissez pas les bras, levez plutôt la tête au plafond ! Si une pièce de votre maison dispose d’une grande hauteur sous plafond, la mezzanine est peut-être la solution adéquate et économe pour répondre à votre envie d’espace. Mais, avant de vous lancer dans de gros travaux, voici les notions indispensables à connaître, que vous proposent les architectes du CAUE. (photo : Laurent Alavoine, architecte)
Une mezzanine confortable suppose que le niveau bas n’ait pas moins de 2,20 m sous plafond et le niveau supérieur, au minimum 1,80 m, si l’on veut pouvoir y évoluer debout. Avec l’épaisseur du plancher (environ 20 cm), on arrive à une hauteur totale de 4,20 m. Attention, les règles du Code de l’Urbanisme s’appliquent à l’installation de votre mezzanine. Si vous construisez une mezzanine dont la surface est comprise entre 2 et 20m2, une déclaration préalable est nécessaire. Si la surface de plancher créée est supérieure à 20m2, vous devez effectuer une demande de permis de construire.
Une mezzanine se fixe la plupart du temps entre deux murs porteurs mais vous pouvez envisager de la monter sur poteaux. Plusieurs techniques peuvent être employées pour construire une nouvelle surface de plancher, mais vous devez vous préoccuper, avant tout, du poids que peuvent accepter les structures porteuses existantes.
Les matériaux choisis devront eux aussi être adaptés au poids qu’ils sont appelés à supporter. La structure porteuse se compose de poutres minces et très solides (en bois ou en métal) et de solives venant soutenir le plancher. Le plus souvent, le plancher est fait de panneaux de bois aggloméré venant reposer sur les solives. Selon vos goûts, vous pourrez le recouvrir de moquette, de vinyle ou de parquet flottant.
Vous devrez, bien sûr, prévoir un moyen d’accès à votre mezzanine. Selon la place disponible, votre budget et le style de votre maison, vous aurez le choix entre une grande variété de modèles : du traditionnel escalier droit ou “à quart tournant”, jusqu’au très design escalier hélicoïdal. N’oubliez pas de sécuriser votre mezzanine. La hauteur réglementaire des barrières de sécurité est d’un mètre minimum. Vous éviterez ainsi les accidents, sans, pour autant, que l’usage de votre mezzanine soit limité.
Le CAUE, Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement est gratuitement à votre disposition pour vous informer sur ce sujet. Pour prendre rendez-vous avec l’un de ses architectes-conseillers, téléphonez au 0262 21.60.86.
La construction d’une maison est un acte individuel, mais il engage la collectivité tout entière. Installer sa case sur un coin de territoire n’est pas un acte anodin. Il y va de l’intérêt de la société que toutes les constructions respectent l’environnement. C’est pour répondre à cet objectif qu’un certain nombre de règles ont été édictées comme la « loi paysage » par exemple.
Autrefois, la question du respect de l’environnement ne se posait pas. Les constructions traditionnelles se fondaient naturellement dans le paysage, de par l’utilisation des matériaux locaux.
En l’absence de moyens techniques mécanisés, les cases s’adaptaient « a minima » à la pente du terrain, à la végétation, au climat…
Aujourd’hui, l’usage généralisé de la pelleteuse et du béton, ou le recours à la climatisation, pourraient faire oublier la nécessaire prise en compte de l’environnement.
Fort heureusement, la loi paysage a été instituée en 1993. Le dossier de permis de construire accorde une grande importance à l’aspect environnemental du projet. Il s’assure que l’impact futur de la construction dans le paysage, qu’il soit urbain ou rural, a bien été pris en compte.
Cette loi ne doit pas être prise comme une contrainte de plus, mais comme l’occasion pour vous de considérer votre terrain et le site qui l’entoure avec un regard neuf et critique.
Adapter la construction à l’environnement
Si chaque terrain est un cas particulier, certains principes de base doivent clairement être définis. Le respect du site est un des premiers points à considérer. Il convient de tenir compte du lieu d’implantation. On ne construira pas de la même façon en milieu urbain ou en milieu rural, dans les Hauts ou dans les Bas, en zone d’activités ou en zone pavillonnaire.
Bâtir dans un lotissement s’avère tout aussi délicat. On ignore souvent en effet ce qui constituera l’environnement proche. En général, les premières habitations déterminent la réussite du lotissement.
D’autres points sont à prendre en compte. On doit tenir compte des constructions voisines, de la situation des réseaux d’eau et d’électricité, et bien sûr de la nature du sol et du sous-sol.
Il faut aussi s’interroger sur l’accès au terrain, sur sa pente, sur son orientation et sur les vues qu’il offre, sur les vents dominants, sur la végétation existante.
Pour se prémunir contre les risques de lessivage du sol, il importe, par exemple, de ne pas détruire inconsidérément la végétation existante d’autant qu’elle améliore le confort thermique de la parcelle et qu’il faut du temps pour qu’un arbre soit adulte. Il est important de réfléchir à ce que l’on verra de la maison et à la manière dont elle sera vue.
Autant d’éléments qui vont conditionner le type de bâtiments à construire et son implantation. C’est d’ailleurs le métier des architectes. (photo ci-dessus : Alain Javelaud, architecte)
Dans l’adaptation proprement dite du bâtiment, quelques erreurs sont à éviter. Il faut notamment faire attention aux constructions en contradiction avec le terrain et le site. C’est la maison qui s’adapte au terrain et non l’inverse.
La règle de la cohérence
Les constructeurs de maisons individuelles proposent peu de modèles pour terrains en pente, alors que ce sont justement les plus nombreux dans notre île.
Ainsi, vouloir absolument façonner un terrain en pente pour qu’il devienne plat peut s’avérer très dangereux. Il convient donc de se méfier des terrassements abusifs, par ailleurs très coûteux et de plus en plus limités réglementairement.
C’est pourquoi, l’aménagement de la parcelle doit apparaître sur les documents obligatoires à joindre à la demande de permis de construire. Il en fait partie intégrante et prend en compte aussi bien les terrassements que les plantations, les clôtures, l’accès à la parcelle.
Il ne faut pas négliger les haies végétales qui constituent d’excellentes clôtures qui s’intègrent parfaitement dans un paysage rural ou pavillonnaire.
La simplicité de style d’une construction permet sa meilleure insertion. De manière générale, plus une architecture est sophistiquée, plus elle nécessite un grand savoir-faire et plus elle est difficile à intégrer.
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La varangue est un élément fondamental de l’architecture réunionnaise. Cet espace constitue un lieu de convivialité et d’hospitalité à l’abri du soleil et de la pluie. On le considère également comme l’espace de transition entre la case et le jardin. Longtemps lieu de représentation et d’apparat, la varangue est devenu, au fil du temps, une pièce à vivre.
La varangue, également appelée véranda, apparaît à la Réunion vers 1840. Ce mot d’origine portugaise désigne une galerie généralement située au rez-de-chaussée des cases et plus exceptionnellement au 1er étage. A l’époque, la plupart des propriétaires ajoutent cette extension à l’avant de leur maison.
Un espace de représentation
Placée face à la rue, la varangue est un lieu de représentation et d’apparat : on s’y montre, on y reçoit, on y prend l’air. Varangue ouverte dans les bas, fermée dans les hauts, varangue intégrée, en creux ou en avancée… Les varangues ont également d’innombrables formes.
Largement ouverte sur un jardin de fleurs ou une pelouse, elle est généralement encadrée de deux petites pièces. Pour s’y rendre, le visiteur franchit le « baro », c’est à dire la grille d’entrée, qui emprunte l’allée centrale de la maison. Des lambrequins et des balustres en bois découpés, introduit à la fin du 19ème siècle, constituent le délicat décor de cet espace. Petite ou grande, la varangue est le symbole d’une civilisation qui de nos jours n’appartient plus à une élite.
Confortables fauteuils, table basse, mais aussi guéridons supportant des boules de verdure que sont les fougères et capillaires ou orchidées en fleurs constituent l’ameublement traditionnel des varangues. Souvent un « fanjan » (pot de fleur issu d’un troc de fougère arborescente) est placé sur une petite table au centre de la pièce.
Vivre dehors, à l’abri des intempéries
La varangue est un espace rectangulaire, la plupart du temps couvert, donc protégé du soleil et de la pluie. Elle vise à créer un espace aéré et ombré où il fait bon vivre aux heures chaudes de la journée.
Elle donne au salon ou au séjour sur lequel elle s’ouvre et qu’elle prolonge, un air plus frais que s’il y pénétrait directement. Elle est aussi génératrice de ventilation puisque sa disposition et celle des pièces en enfilade en font un véritable entonnoir à courants d’air.
Généralement les varangues sont ouvertes, mais en altitude le climat incite les résidents à les fermer par des panneaux vitrés afin de se protéger de la pluie ou du vent. Pour compenser l’effet de serre de ce dispositif, des ventilations hautes et basses sont aménagées.
L’air frais pénètre au travers de l’alignement des balustres et l’air chaud s’échappe au travers des impostes, les parties fixes ajourées situées en haut des cloisons, des fenêtres ou des portes.
L’étanchéité à la pluie des impostes est assurée par l’auvent central de la varangue. Ce système permet une bonne ventilation et l’évacuation de l’air chaud. Dans les régions où la pluie est accompagnée de vent, les parties les plus exposées aux vents dominants sont particulièrement protégées. Débords de toitures, auvents, varangues sont des éléments de protection des façades et des ouvertures.
La varangue d’aujourd’hui : véritable pièce à vivre
De nos jours, la varangue est devenue une pièce à vivre. Elle fait partie intégrante de la maison. Elle se prête davantage aux usages du quotidien et perd peu à peu sa fonction de représentation.
Dans les logements collectifs comme dans les logements individuels, les varangues contribuent au bien- être des habitants. Cette pièce ne doit pas être négligée, spécialement dans les logements sociaux où l’espace est compté et le jardin réduit ou inexistant.
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Compostage : donnez une nouvelle vie à votre jardin
Faire soi-même son compost c’est : facile, économique et écologique ! Le compost apporte à vos plantations les éléments nutritifs dont elles ont besoin sans recourir à la chimie. De plus, il limite votre quantité d’ordures ménagères et vous permet de fabriquer un produit organique de qualité pour le sol de votre jardin.
Le compostage est la transformation, en présence d’eau et d’oxygène, de déchets organiques par des micro-organismes (champignons microscopiques, bactéries, etc...). Le produit obtenu se transformera dans le sol en humus (le compost), très utile en jardinage.
Au bout de 4 à 8 mois, les déchets perdent leur aspect d’origine et deviennent compost. Celui-ci se caractérise par un aspect homogène, une couleur sombre, une odeur de terre de forêt et une structure grumeleuse, fine et friable. Les déchets de départ ne sont plus visibles, à l’exception de bouts de bois et autres résidus difficiles à composter qu’il faudra encore laisser se désagréger.
Que peut-on composter ?
Les déchets du jardin sont bénéfiques au compost comme les feuilles, les fleurs, les mauvaises herbes, la tonte de gazon, la paille, les copeaux…
La plupart des déchets de cuisine sont eux aussi utilisables pour le compost comme les épluchures, les coquilles d’œufs, le marc de café et les filtres en papier, sans oublier le pain, les fruits et légumes abîmés, les laitages et fromages… Mais attention, ceux-ci sont riches en protéines et peuvent apporter de mauvaises odeurs. Petit conseil : lorsque vous mettez des déchets de viande, des produits laitiers ou des aliments pourris, faites un trou dans votre compost et enterrez-les sous 10-20cm.
Viennent se rajouter à la liste les ordures ménagères comme les mouchoirs en papiers, les cendres, les essuie-tout, les journaux… En résumé, un tiers de nos déchets peuvent finir en compost !
L’art du compost : le mélange
Si la transformation des matières s’opère de façon naturelle, il faut toutefois respecter certaines règles essentielles pour obtenir un bon compost. Il est impératif de mélanger différentes catégories de déchet. Les matières doivent être régulièrement aérées, pour cela il suffit de retourner de temps en temps les éléments qui constituent le compost à l’aide d’une pelle.
Il faut également surveiller l’humidité de votre compost qui ne doit pas être trop élevée, car cela diminue la quantité d’air présente et ralentit le processus de fermentation. Pour remédier à ce souci, souvent lié à un problème d’évaporation ou de pluie, il suffit de recouvrir votre compost d’une bâche. A l’inverse, si votre compost est trop sec, il faut l’arroser afin d’éviter que les micro-organismes ne meurent par manque d’eau. Tous ces déchets, maintenus dans une atmosphère suffisamment humide et aérée, finissent par fermenter et se décomposer, aidés en cela par les micro-organismes, les petites bêtes et insectes.
Plutôt tas ou plutôt bac ?
Il existe plusieurs méthodes et matériels pour faire votre compost. Chaque solution a ses avantages et inconvénients.
Le compostage en tas consiste à regrouper les déchets à même le sol afin de former un tas d’une hauteur variable. Il n’y a aucune contrainte de volume et les déchets sont toujours accessibles et visibles ; cela facilite donc la surveillance. Petits inconvénients : le tas est à la merci des animaux et est exposé aux aléas climatiques qui peuvent rendre le processus irrégulier, voire plus long.
Un composteur ou « bac à compost » se présente sous la forme d’une structure en bois, en métal ou en plastique. Il s’agit une bonne solution pour le confort visuel. De plus, le compostage peut être rapide (4 à 5 mois). Petit hic : cette solution convient uniquement pour les petits volumes (1000l maximum). Si vous optez pour un bac à compost, choisissez de préférence la marque NF environnement qui vous apporte des garanties sur la qualité du matériel.
Utilisez votre compost
Le compost peut avoir de nombreux effets bénéfiques pour le sol et les végétaux. Il augmente le taux de matière organique dans le sol et améliore la capacité de rétention d’eau et la porosité du sol tout en contrôlant l’érosion. De plus, il contribue à la croissance des plantes et des fleurs et aide les végétaux à développer un bon système radiculaire.
Utilisez-le sur votre gazon, dans votre jardin, autour de vos arbres ou mélangez-le avec du terreau d’empotage pour vos plantes.
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Les maisons préfabriquées : principe, avantages et inconvénients
Autrefois réservée aux salles de classe ou aux locaux d’entreprise, la technique des constructions préfabriquées a depuis quelques années investi les logements. La tendance montre en effet que la maison en kit connaît un succès croissant en particulier en raison des difficultés d’accéder à la propriété. Quels sont les avantages et inconvénients de ce concept fleurissant dans l’habitat individuel réunionnais ? Éléments de réponses avec le CAUE.
Simple, tendance, économique voire écologique, le concept du préfabriqué séduit de plus en plus les propriétaires. Face aux évidents problèmes de logement, nombreux sont ceux qui se lancent dans cette aventure, au départ réservée aux particuliers désireux de construire eux-mêmes la maison de leurs rêves.
Point sur la réglementation
Les règles du Code de l’Urbanisme s’appliquent pour la mise en place d’un bâtiment préfabriqué sur votre parcelle. Vous devrez donc faire une demande de permis de construire auprès du service urbanisme de votre commune. De même que si la surface hors œuvre nette de votre maison en kit dépasse 170m2, vous devrez obligatoirement faire appel à un architecte.
Principe des maisons en kit
La construction d’une maison en kit se déroule en deux étapes bien distinctes. En premier lieu, il y a la mise en place des structures de base que sont les fondations, les murs et la toiture appelés « gros œuvre ». Viennent ensuite les travaux d’intérieur appelés « second œuvre » qui regroupent l’installation des cloisons, de l’électricité, de la plomberie ainsi que l’isolation et la peinture.
Il existe des offres de maisons en kit qui incluent l’ensemble de ces travaux tandis que d’autres proposent uniquement le gros œuvre. Dans tous les cas, le principe demeure le même, puisque les diverses parties de la maison sont préfabriquées en usine et sont livrées sur le terrain à bâtir sous forme de kit. Ces maisons peuvent être de plain-pied ou disposer d’un étage. Leur simplicité en font de gigantesques jeux de construction ou les différentes pièces s’emboîtent facilement.
Vous pouvez choisir de monter votre maison vous même. Dans ce cas, les fabricants joignent un manuel d’instruction ainsi qu’un jeu de plans permettant aux clients bricoleurs d’ériger facilement leur construction. Une assistance technique leur sera également proposée. Précisons tout de même que les clients peuvent confier l’assemblage à un entrepreneur de leur choix.
Avantages du préfabriqué
Par comparaison aux maisons traditionnelles en dur, les maisons en kit présentent certains avantages. Tout d’abord un avantage lié au coût de la maison. En effet, la préfabrication des éléments en usine permet non seulement de réduire les coûts de transport et de chantier mais aussi de raccourcir la durée du chantier. Ceux qui choisissent de construire une maison en kit doivent prévoir au moins deux mois pour l’assemblage et les finitions.
On ne peut également pas négliger l’aspect écologique des maisons en kit. Le préfabriqué est largement dominé par le bois principalement pour la facilité de mise en œuvre du matériau mais aussi en raison de ses atouts esthétiques et écologiques (naturel, renouvelable, isolant…).
Inconvénients du préfabriqué
Les modèles de maisons sont souvent peu adaptés au contexte local et aux conditions climatiques de l’île, les plans sont parfois standardisés à l’extrême, les aménagements intérieurs restent difficilement adaptables au goût de l’acheteur et l’agrandissement ultérieur n’est pas toujours facile.
Autre inconvénient à noter du point de vue financier : avant même que le chantier ne débute réellement, le kit devra être payé totalement et ce sans garantie de résultat.
Les contrats à passer avec le fournisseur de kit et les différents entrepreneurs sont également à mettre au point avec précision. Renseignez-vous auprès du conseiller-juriste de l’ADIL.
La case TOMI : un modèle préfabriqué économique dès 1961
Le préfabriqué ne date pas d’hier à la Réunion. Dès 1961, un modèle de case préfabriqué en usine voit le jour : la case TOMI. C’est une maison modeste, économique, en rez-de-chaussée, avec un toit à 4 pans et à ossature bois. Cette habitation standardisée, bien adaptée au climat tropical était destinée au plus grand nombre. Les premiers modèles ne comportaient pas encore de pièces d’eau à l’intérieur.
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Plus besoin de permis de construire pour agrandir sa maison de 40 m² ?
Depuis le 1er janvier 2012, le permis de construire pour les extensions de maison n’est plus obligatoire tant que la surface hors œuvre brute (SHOB) créée n’excède pas 40m2 et que la surface hors œuvre nette (SHON) totale de la construction (partie existante et extension cumulées) ne dépasse pas le seuil de recours obligatoire à l’architecte : 170m2. Toutefois, la nouvelle réforme de l’urbanisme envisage de supprimer les notions de SHON et SHOB dès le 1er mars 2012, de nouveaux changements sont à prévoir. Précisions.
Cas 1. Si votre maison a une surface hors œuvre nette (murs compris, hors garage et varangue) existante de 120m2 et si vous réalisez une extension de SHON (l’ajout de 2 chambres par exemple) de 30m2, vous n’aurez qu’à remplir une simple déclaration préalable ; car la surface totale de la construction ne dépassera pas 170m2.
Cas 2. Si votre maison fait 145m2 et que vous souhaitez réaliser une extension de SHON de 30m2, vous devrez faire une demande de permis de construire et avoir recours obligatoirement à un architecte ; car la surface créée portera la surface totale de la construction à plus de 170m2.
Cas 3. Si votre maison a une surface œuvre nette (murs compris) existante de 160m2 et si vous souhaitez réaliser une extension de SHOB (garage par exemple) de 30m2, vous n’aurez qu’à remplir une simple déclaration préalable ; car le garage n’est pas pris en compte dans la surface totale de la construction.
La nouvelle réforme du code de l’urbanisme prévoit de modifier le mode de calcul des surfaces. Les surfaces hors œuvre brute et nette disparaîtront au profit d’une surface unique, dont on ignore encore l’acronyme.
Celle-ci se calculera sur la base de la surface construite de mur à mur (surfaces intérieures donc murs non compris) et d’une hauteur sous plafond supérieure à 1,80m, après déduction des vides et des trémies.
Cela veut dire que si vous réalisez votre extension à partir du 1er mars :
Cas 1. Pour l’extension que vous souhaitiez réaliser, vous devrez, afin de définir s’il y a permis de construire ou non, prendre en compte dans le calcul de la surface totale, les surfaces des garages et varangues. Cela changera donc la donne si vous avez par exemple un garage de 30m2. Dans ce cas, le permis de construire et l’architecte seront obligatoires.
Cas 2. Pas de changement.
Cas 3. Le permis de construire et l’architecte deviennent obligatoires car le garage est compris dans la surface totale de la construction.
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En pleine période estivale, quoi de mieux que de se livrer aux douceurs du farniente au bord de sa piscine ? Mais encore faut-il en avoir une ! Quoi qu’il en soit, si vous souhaitez installer une piscine dans votre jardin, il faudra respecter un certain nombre de règles. Avant de vous jeter à l’eau, le CAUE répond aux questions que vous vous posez.
Les piscines sont-elles soumises à des règles particulières ?
Comme toute construction ou installation, une piscine, qu’elle soit fixe ou gonflable, demande, avant travaux, quelques vérifications auprès des services d’urbanisme des communes. D’une façon générale, les règles du Code de l’Urbanisme s’appliquent à votre piscine comme à n’importe quelle construction. Elles peuvent être complétées par celles du Plan Local d’Urbanisme (PLU), propre à chaque commune. A cela peuvent s’ajouter, selon l’emplacement de la maison, des conditions particulières. Par exemple, quand la maison est située dans le périmètre d’un monument classé ou si le terrain fait partie d’un lotissement. Lorsque vous faites appel à un professionnel ce dernier doit s’assurer que vous avez effectué toutes les démarches administratives nécessaires.
Le permis de construire est-il obligatoire pour l’installation d’une piscine ?
Cela dépend du type d’installation. Pour la construction d’une piscine couverte et dont la couverture a plus de 1,80 m de haut, quelle que soit sa superficie, le candidat à la construction devra obligatoirement déposer une demande de permis de construire. Si vous construisez une piscine dont le bassin a une superficie inférieure ou égale à 100 m2, non couverte ou dont la couverture fait moins de 1,80 m de hauteur au-dessus du sol, une déclaration préalable est au minimum nécessaire. Enfin, si le bassin de votre piscine a une superficie inférieure ou égale à 10 m2, non couverte ou dont la couverture fait moins de 1,80 m de hauteur au-dessus du sol, aucune formalité n’est requise.
Attention, quel que soit le cas auquel est soumis votre ouvrage, il doit obligatoirement respecter les règles d’urbanisme de votre commune. Dans le cas contraire, les autorisations peuvent vous être refusées.
L’installation d’un système de sécurité est-il obligatoire même si je n’ai pas d’enfants ?
Tout à fait ! Depuis le 1er janvier 2006, toutes les piscines doivent être obligatoirement sécurisées contre le risque de noyade des enfants en bas âge par un équipement adapté et conforme aux normes NF :
• Les barrières de protection doivent être réalisées, construites ou installées de manière à ce qu’un enfant de moins de 5 ans ne puisse les franchir seul, sans l’aide d’un adulte.
• Les couvertures de sécurité (bâches de protection …) doivent résister au franchissement d’un adulte et empêcher l’immersion d’un enfant de moins de 5 ans.
• Les alarmes reposent sur un système de détection qui déclenche une sirène. L’alarme doit signaler tout franchissement par un enfant de moins de 5 ans.
• Les abris (télescopiques, amovibles…) doivent être réalisés, construits ou installés de manière à ne pas provoquer de blessure et de façon à ce que le bassin, lorsqu’il est fermé, soit inaccessible aux enfants de moins de 5 ans.
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Vous avez des problèmes d’humidité dans votre intérieur ? Des tâches, des auréoles ou des moisissures sur vos peintures ? Pour tenter d’en finir avec les infiltrations et autres problèmes de condensation, voici quelques astuces et conseils du CAUE.
Avec un taux d’humidité compris entre 60 et 85%, les dégâts liés à ce fléau sont quasiment inévitables dans les logements à la Réunion.
Quels sont les signes d’humidité ?
Souvent, l’humidité présente dans votre maison se manifeste par un jaunissement de la peinture, un soulèvement du papier peint, l’apparition de cloques et d’auréoles sur les murs ou bien par la présence de salpêtre, reconnaissable par un dépôt de sels minéraux en bas des murs ou encore de suintements d’eau le long des parois.
Ces signes sont avant-coureurs de conséquences encore plus graves si l’on ne prend pas de mesures efficaces pour stopper l’installation de l’humidité et supprimer les causes !
Justement, quelles sont les causes de l’humidité ?
L’humidité à des origines variées, mais elle est principalement due à :
• Des infiltrations d’eau
Elles sont liées au passage de l’eau de pluie dans la toiture ou à travers les murs de la maison. Les parois se gonflent d’eau et des auréoles apparaissent sur les murs.
• Des remontées capillaires
On parle de remontées capillaires lorsque de l’eau naturellement présente dans le sol remonte dans les murs. Ceux-ci se transforment alors en éponge et l’absorbent, parfois jusqu’à 1,5 mètre de hauteur. Les plinthes se décollent, les enduis gondolent.
N’hésitez pas à contacter un professionnel pour établir un diagnostic efficace et agir avec précision, une expertise est généralement nécessaire.
• La condensation
Elle est fréquente et se forme souvent dans les maisons mal isolées ou mal aérées. L’humidité présente naturellement dans l’air se condense sur les surfaces froides et prend la forme de gouttelettes, visibles sur les fenêtres et les murs.
Quelles sont les solutions pour éviter toutes ces dégradations ?
Pour éviter les problèmes d’humidité dans votre maison, le plus efficace reste la prévention. Grâce à quelques mesures simples, il est possible de chasser l’humidité et de garder un intérieur sain : entretenez votre logement en vérifiant régulièrement les joints de robinet, le bac à douche, la charpente, la toiture, etc. Aérez toutes les pièces de votre maison (particulièrement la cuisine et les pièces d’eau) au moins une fois par jour afin d’éviter la formation de condensation. Vous pouvez également utiliser un déshumidificateur pour garder une atmosphère saine.
Comment puis-je traiter l’humidité déjà installée chez moi ?
Pour la condensation…
Si votre logement présente déjà des signes d’humidité liés à la condensation, la première étape consiste à ventiler au maximum les pièces de la maison. Si votre habitation ne permet pas une bonne ventilation naturelle, utilisez une Ventilation mécanique contrôlée (VMC).
Pour les remontées capillaires…
Vous pouvez avoir recours à la pose de silicone ; directement injectée dans les capillaires des murs. Cette technique est bien adaptée aux murs très humides.
Reste ensuite la solution la plus classique mais sans doute la plus difficile : la création d’une barrière étanche. Il faut percer des trous au bas des murs. On visse alors des pipes qui vont permettre d’introduire dans le mur un produit hydrofuge. Le problème ? Le temps de travaux et de séchage est long (de 6 à 18 mois) : veillez donc à prévoir le temps nécessaire et faites appel à des professionnels.
Pour les infiltrations d’eau…
La première étape consiste à vérifier l’état de votre toiture. Assurez-vous qu’elle n’est pas recouverte de mousses qui pourraient y retenir l’eau. Si c’est le cas, passez un produit destiné à les détruire et si c’est un peu plus sérieux, passez une peinture d’étanchéité.
Vérifiez également que vos conduits d’évacuation ne sont pas bouchés. Colmatez les éventuelles fissures. Remplacez votre gouttière si elle est vraiment trop abîmée.
L’étanchéité des ouvertures est également un élément important. Vérifiez les joints de vos portes et fenêtres. Si ils sont trop abîmés, refaites-les avec du mortier hydrofuge.
Pour vos murs, soit vous les ré-impermabilisez, soit vous faites quelques « retouches » au niveau des fissures en les rebouchant avec du mortier ou un enduit spécial, puis en appliquant un produit hydrofuge.
Dans tous les cas, assainissez le pourtour immédiat de votre maison en canalisant les eaux pluviales et en les éloignant du bâtiment. Évitez également de planter contre vos murs des végétaux qui nécessitent un arrosage fréquent !
Y a t-il des risques pour la santé si mon logement est touché par l’humidité ?
L’humidité peut entraîner, en plus des odeurs désagréables, quelques problèmes de santé comme des rhumes chroniques, des allergies, des maladies ORL (otite, sinusite,…), ou respiratoires comme des bronchites ou de l’asthme. Il est donc important d’agir rapidement, d’autant que, plus le problème est avancé et plus le coût des traitements est élevé !
Le Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement est gratuitement à votre disposition pour vous informer sur ce sujet. Pour prendre rendez-vous avec l’un de ses architectes-conseillers, téléphonez au 0262 21 60 86.
Séminaire "Politiques foncières et logement social"
A l’occasion de la visite à La Réunion d’une délégation de représentants de
l’Association des Etablissements Publics Fonciers Locaux, un
séminaire sur les politiques foncières et le logement social organisé par l’EPF Réunion et le Conseil Général s’est tenu dans l’hémicycle de la rue
de la Source à Saint-Denis.
Séminaire « Politiques foncières et logement social »
Le logement social : une préoccupation nationale
L’occasion de faire le point avec les principaux acteurs du logement sur
les problématiques foncières de l’île, mais aussi d’échanger bonnes pratiques
et pistes d’amélioration avec les Directeurs et Présidents d’EPF de métropole.
« Le sujet qui nous réunit aujourd’hui « Politiques foncières et logement social » est un des sujets majeurs qui va conditionner l’aménagement de la Réunion pour les 20 ans à venir. En effet, d’une politique foncière cohérente et efficace dépend l’aménagement de l’île, et son avenir », confie le Président de l’EPF Réunion, Robert Nativel.
En effet, avec un million d’habitants attendu en 2030, La Réunion doit faire face à de nombreux défis en matière de construction de logements (180.000 logements à construire ou reconstruire, soit 70% du parc de logements actuel), d’équipements (eau potable, traitement des déchets, stations d’épuration), de conditions d’accueil pour implanter des entreprises, des services ou des équipements publics, de réseau routier, de transports en commun, de valorisation des 50 000 hectares de terres agricoles et de protection des espaces naturels.
Aujourd’hui, les mesures mises en place par l’ensemble des partenaires publics en charge de la politique foncière portent des fruits. Les bons résultats de l’EPF Réunion en sont la preuve : près de 230 terrains maîtrisés (soit 250 ha représentant 83 millions d’euros d’investissements).
Mais ces mesures restent insuffisantes. A ce jour, 22 000 ménages sont en attente d’un logement social. Pour répondre aux besoins de la population réunionnaise, il faudrait construire 5 000 logements sociaux par an.
« Cela représente plus de 130 hectares de terrains à construire ou reconstruire annuellement en milieu urbain, et des ressources à mobiliser estimées à plus de 85 M€/an », précise Jean-Louis Grandvaux, Directeur de l’EPF Réunion.
Un challenge compte tenu du prix des terrains, de la rareté des espaces disponibles, de la difficulté à mobiliser des financements, et du pouvoir d’achat limité des ménages réunionnais (dont 80% sont éligibles au logement social).
Cette tension entre l’offre et la demande de logements sociaux se retrouve
également dans d’autres départements français, notamment en Haute-Savoie. Selon Jean-Claude Martin, Président de l’EPF de Haute-Savoie, « La Haute-Savoie est un département très attractif, qui doit faire face à un prix du foncier et de l’immobilier élevé, à l’étalement urbain, à un déficit de logements et où 60% des familles sont éligibles à un logement aidé ».
Selon Yves Rome, Président de l’EPF et Président du Conseil Général de l’Oise, « le logement est une préoccupation des concitoyens. C’est pourquoi nous avons fait du logement une priorité politique ».
Dans un tel contexte national, les établissements publics fonciers s’avèrent des outils déterminants dans toute politique foncière. C’est ce qu’à démontré Daniel Bentz lors
de sa présentation de l’EPF SMAF dans le Puy-de-Dôme. Un constat appuyé par Michel Oberlé de l’ARMOS (Association Régionale des Maîtres d’Ouvrages
Sociaux) : « L’EPFR a relancé la réflexion sur la stratégie foncière au niveau des collectivités, après la période de défiscalisation privée (2003-2008) ».
Mais la bataille du logement social ne pourra être remportée qu’avec le concours plein et entier de chacun des acteurs, et la mise en œuvre concertée d’outils et d’actions efficaces.
Les pistes de réflexions et d’actions ne manquent pas, comme celles proposées par Christophe Huss de la DEAL (Direction de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement) Réunion : mettre en place des outils de suivi des Contrats d’objectifs fonciers en faveur du logement aidé, renforcer la collaboration des acteurs sur le suivi des acquisitions foncières, créer un observatoire de l’habitat…
Thierry Repentin, Président de l’Union sociale pour l’habitat et Président de l’EPFL de Savoie soutient quant à lui l’élaboration d’une loi d’orientation foncière…
« Un tel colloque n’a pas la prétention d’apporter des réponses toutes faites. Mais aucune politique publique n’a de chance de réussir si elle n’est précédée de ce travail d’analyse et de confrontation », conclut Joseph Tyrode, Président de l’Association des EPFL et Président de l’EPF du Doubs.
Une parole de sagesse qui invite à la patience en ces temps de crise.
Arroser son jardin : comment ne pas gaspiller d’eau ?
Nous l’oublions trop souvent : l’eau n’existe pas en quantité illimitée ! Vous vous demandez alors comment l’économiser au maximum lorsque vous arrosez votre jardin. Voici toutes les astuces qui feront du bien à la planète, à votre porte-monnaie et à vos plantes.
Choisissez vos plantes en fonction de leurs besoins en eau
Une première étape consiste à choisir vos plantes en fonction du climat de votre région. Dans un souci d’économie d’eau, on évitera de planter des plantes hygrophiles (qui ont besoin de beaucoup d’humidité) dans une région sèche.
Quand arroser ?
Dans l’idéal, l’arrosage de votre jardin doit se faire au lever ou à la tombée du jour. Il est fortement déconseillé d’arroser en plein soleil, car la chaleur provoque une évaporation rapide de l’eau. Il n’empêche que, dans la pratique, le jardinier arrose quand il a le temps ! Arroser souvent et en petite quantité ne sert pas à grand-chose. Les pertes par évaporation sont maximales et cela augmente le risque de maladies fongiques (causées par les champignons) en créant un environnement humide autour des plantes. Il est préférable d’arroser moins souvent mais copieusement pour permettre à l’eau de s’infiltrer profondément dans le sol.
Comment arroser ?
Arrosez lentement et vers les racines pour optimiser l’absorption de l’eau par le sol, en mouillant le moins possible le feuillage, pour éviter le risque de maladies fongiques. Cette règle générale est à adapter à chaque type de plantes selon la situation. Ainsi, en cas de fortes chaleurs, il est bénéfique de bassiner certaines plantes qui ont besoin de fraîcheur, c’est-à-dire d’arroser leur feuillage en pluie fine.
Choisissez bien votre technique d’arrosage. L’arrosoir et le tuyau classique arrosent des endroits inutiles. La terre absorbant mieux une eau qui s’écoule lentement, optez plutôt pour le goutteur intégré qui offre un arrosage raisonné au plus près des racines. L’option fait maison recommande la bouteille retournée et plantée à l’endroit des racines.
Faites la guerre à l’évaporation
D’autres techniques permettent de lutter contre l’évaporation de l’eau dans votre jardin, à commencer par le binage. Ameublir le sol évite en effet la remontée de l’eau par capillarité et permet à l’eau de pluie de s’écouler plus facilement dans la terre. Un résultat analogue est obtenu avec le buttage, qui consiste à ramener la terre au pied de certaines plantes pour soutenir les tiges.
Cette technique provoque la condensation de la vapeur d’eau contenue dans l’air circulant dans les pores de la terre.
Qualité du sol et paillage
Un autre geste efficace est le paillage du sol à l’aide de tontes de gazon, de fibres de coco, d’écorces ou d’autres débris végétaux. Une couche de paillis d’environ 5 cm d’épaisseur permet de protéger le sol du soleil, de le maintenir humide et de limiter les mauvaises herbes. Si vous avez une pelouse, ne coupez pas le gazon trop court, mais laissez-le à une hauteur d’au moins 6 à 8 cm : les racines seront protégées du soleil et pourront mieux retenir l’eau.
Faites de la récup !
Récupérer l’eau de pluie est une solution pour ne pas gaspiller d’eau. Mettez un tonneau, une cuve en plastique ou une bâche à eau enterrée au pied des gouttières. La cuve en polyéthylène est une autre solution mais il faut lui ajouter une pompe. Pour les plus gros volumes, optez pour la citerne en béton armé à enterrer dans le sol.
Autres petits gestes du quotidien : récupérez l’eau de la piscine, l’eau de cuisson des légumes ou encore l’eau du bain (si elle ne contient pas de savon) ! Utilisez cette eau rapidement pour éviter la prolifération des bactéries.
Le Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement est gratuitement à votre disposition pour vous informer sur ce sujet. Pour prendre rendez-vous avec l’un de ses architectes-conseillers, téléphonez au 0262 21 60 86.
Vous envisagez d’installer des panneaux photovoltaïques sur votre toiture ? Soucieux de la qualité architecturale de votre bâtiment, vous pouvez opter pour de « l’intégré au bâti ». En plus de l’aspect esthétique, cette solution vous permet de bénéficier du tarif de rachat de l’électricité à EDF le plus élevé. Précisions avec le CAUE.
Lorsque vous choisissez d’installer des panneaux photovoltaïques chez vous, vous devenez producteur d’énergie. L’électricité générée par votre système de capteurs solaire sera revendue à EDF. Il existe trois types d’installation : le surimposé, l’intégré simplifié au bâti et l’intégré au bâti.
A la Réunion, l’installation la plus courante est le surimposé : les panneaux sont directement fixés sur la toiture. Mais depuis l’annonce des nouveaux tarifs de rachat de l’électricité en mars 2011, le marché de l’intégré au bâti progresse à vitesse grand V.
Qu’est-ce que l’intégré au bâti ?
Dans l’intégré au bâti, les panneaux solaires se substituent aux éléments de construction et participent à la qualité architecturale de la maison. En toiture, ils sont directement posés sur une charpente, en lieu et place de la couverture et assurent à eux seuls l’étanchéité du toit. En amont d’une construction, ce système permet d’économiser le coût des matériaux traditionnels.
Les avantages esthétiques
Dans le cas d’une construction, l’intégration du système se trouve grandement facilitée car elle est directement incluse dans les plans de la maison.
Afin d’apporter la solution la plus esthétique, votre solariste peut se mettre en relation avec votre architecte. Si vous n’avez pas d’architecte ou dans le cas d’une installation sur de l’existant, il mettra les compétences de son propre bureau d’études à contribution.
Afin de s’assurer de la qualité de la mise en œuvre, l’installateur devra quant à lui vous remettre un certificat attestant que les ouvrages ont été conçus et réalisés dans le respect de la réglementation et des règles de l’art.
Les avantages financiers
Depuis mars 2011, il devient plus rentable d’opter pour une installation intégrée au bâti : 46 cts / kwh, contre 30 centimes pour l’intégré simplifié au bâti et 12 centimes pour le surimposé (tarifs valables pour les centrales solaires destinées aux particuliers : moins de 3 kWc de puissance).
Si cette installation coûte un peu plus cher que le surimposé (au minimum 16 000 €), elle pourrait vous rapporter en moyenne 2 000 € par an, contre 500 € pour le surimposé. Un revenu non imposable depuis le 1er janvier 2011.
Les aides : crédit d’impôt et chèque énergie
Vous pouvez bénéficier d’un crédit d’impôt de 22% sur le montant de vos investissements (hors main-d’œuvre et TVA). Le montant maximal éligible est de 16 000€ pour un couple, 8000€ pour une personne seule, montants auxquels s’ajoutent 400€ par enfant à charge.
Attention, cette aide vous sera reversée l’année suivant la pose. Pour bénéficier de ce crédit d’impôt, vous devez remplir votre déclaration d’impôt sur le revenu et joindre la copie de la facture de l’entreprise ayant réalisée les travaux, en faisant apparaître le coût du matériel et de la main d’œuvre.
Grâce à l’initiative de la Région, mille particuliers par an devraient pouvoir bénéficier d’une aide supplémentaire pour leur installation : un chèque « énergie » de 3 000 €. Cette subvention devrait être effective dans quelques mois.
Le recyclage des panneaux
La durée de vie d’une installation photovoltaïque est estimée à 35 ans. Alors que les premiers volumes de panneaux n’arriveront en fin de vie que dans une trentaine d’années, l’association PV Cycle s’est engagée pour la mise en place d’un programme volontaire de reprise et de recyclage des déchets de panneaux en fin de vie. Cette adhésion à PV cycle est directement comprise dans le tarif.
Le Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement est gratuitement à votre disposition pour vous informer sur ce sujet. Pour prendre rendez-vous avec l’un de ses architectes-conseillers, téléphonez au 0262 21.60.86.
Le récent séisme au Japon est un triste exemple des ravages occasionnés par ce type de catastrophe naturelle. Même si la France est beaucoup moins touchée par les tremblements de terre, les normes de construction parasismiques évoluent en 2011. Un nouveau zonage sismique du territoire (DOM compris) a été défini. La Réunion est classée en zone 2, niveau d’aléa faible.
La réglementation parasismique a évolué en France. Depuis le 1er mai 2011, certains nouveaux bâtiments doivent répondre à des exigences (définies par l’Eurocode 8) d’implantation, de conception et de mise en œuvre afin d’améliorer leur résistance face aux séismes.
Cette nouvelle loi a également induit la redéfinition des zones de sismicité en France. Elle divise le territoire en cinq zones allant de très faible (1), faible (2), modéré (3), moyen (4), à fort (5).
Contrairement au précédent zonage (en vigueur depuis 1991), la Réunion et Mayotte apparaissent sur la carte nationale de sismicité. La Réunion, où le risque était jusque là considéré comme nul, est désormais classée en zone 2. A Mayotte, la probabilité de séismes est plus élevée, puisque l’île est classée en zone 3.
Pourquoi la Réunion est-elle concernée ?
De par son caractère volcanique, le classement de l’Ile la Réunion en zone de sismicité est justifié. L’Observatoire volcanologique de la Réunion enregistre des séismes tous les jours ! Bien sûr, de magnitude inférieure à 1, ils ne sont pas ressentis par la population. Mais l’île a déjà été sérieusement secouée. En 2007, un séisme de magnitude 4 sur l’échelle de Richter avait été mesuré.
Quels sont les bâtiments concernés ?
Les bâtiments concernés dépendent de la zone de sismicité dans laquelle on se trouve. Ils sont classés en quatre catégories d’importance. Chaque zone correspond à une ou plusieurs catégories de bâtiments.
Pour la Réunion, située en zone 2, sont concernés : les établissements recevant du public (ERP), les bâtiments sanitaires et sociaux, les habitations collectives de grande hauteur (hauteur supérieure à 28m), les bureaux, les établissements scolaires, les bâtiments indispensables à la sécurité des personnes (casernes de pompiers…), etc. En zone 2, les maisons individuelles ne sont pas concernées par la réglementation, ni les petits immeubles.
Les bâtiments existants ne sont soumis à aucune exigence particulièrement. La seule règle à respecter est la non-aggravation de la vulnérabilité du bâtiment.
Quelles sont les préconisations ?
De nombreux exemples prouvent l’efficacité de la construction parasismique dans les zones à risques. En 2010, un séisme de magnitude 7 a fait 230 000 morts à Haïti, tandis qu’un tremblement de terre de magnitude 8,8 faisait 800 morts au Chili. Au Chili, on conçoit en effet des bâtiments de plus en plus résistants face aux séismes.
La réglementation parasismique impacte la conception (formes simples, équilibre des masses, contreventement), l’implantation (étude de sol) et la mise en œuvre (règles de construction, qualités des matériaux…) des bâtiments.
Il existe également une règle assez simple et facile à comprendre, qui consiste à construire « rigide » sur un sol susceptible de devenir « mou » en cas de séisme, et de construire « souple » sur un sol « rigide ».
Attention, la réglementation ne consiste pas seulement à prévenir l’effondrement du bâtiment. Elle agit également sur les éléments non structuraux (faux plafonds, équipements solaires, cloisons,…), qui représentent un danger pour la sécurité des personnes.
N’oubliez jamais que ce ne sont pas les tremblements de terre qui tuent les personnes, mais les bâtiments mal construits ou mal entretenus qui s’écroulent !
Quels contrôles ?
Cette nouvelle réglementation parasismique est applicable à tous les bâtiments dont les permis de construire ont été déposés à partir du 1er mai 2011.
Elle pourra être contrôlée de trois façons : le contrôle technique (obligatoirement pour certains bâtiments), les attestations de respect des règles de construction (lors du permis de construire et de l’achèvement des travaux), le contrôle du respect des règles de la construction (CRC), réalisé par les agents de l’Etat.
Le Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement est gratuitement à votre disposition pour vous informer sur ce sujet. Pour prendre rendez-vous avec l’un de ses architectes-conseillers, téléphonez au 0262 21.60.86.
Depuis 2007, tous les bâtiments neufs doivent être conçus de façon à résister à l’action des termites et autres insectes xylophages. Lutter contre les termites c’est une chose ! Mais bien souvent, les produits chimiques utilisés se trouvent être très toxiques pour l’environnement et la santé de l’homme. Alors, comment se prémunir des effets des carias sur nos constructions tout en préservant la planète ? Éléments de réponses avec le CAUE.
La Réunion compte 12 espèces de termites ! Soyons très clairs : il serait irresponsable de vouloir les supprimer définitivement de l’île. D’abord, les termites se trouvent être indispensables pour le recyclage des végétaux morts et l’aération du sol. Ensuite, leur éradication complète nécessiterait l’utilisation massive de produits hautement toxiques !
Puisqu’il faut abandonner l’idée d’éradication, tâchons donc de les empêcher au maximum de causer des dégâts.
Un termite, c’est quoi ?
Pour agir efficacement contre cet insecte, la première démarche consiste à bien le connaître. Le termite est un insecte xylophage, c’est-à-dire qui se nourrit de bois. Il est totalement inoffensif lorsqu’il est pris isolément, mais redoutable lorsqu’on considère une colonie. Celle-ci est composée d’ouvriers, de soldats, d’un roi et d’une reine qui pond toute la journée (les carias que l’on voit s’envoler sont les futurs rois et reines). Seul le termite « ouvrier » travaille et cause les dégâts.
Le termite attaque presque toutes les essences de bois de charpente et de menuiserie, jusqu’à leur destruction totale, de l’intérieur. Et puisque c’est la cellulose de bois qu’il veut, il s’attaquera également aux meubles, aux portes, aux papiers, aux cartons…
Ce que dit la loi
Depuis 2007, la loi impose de nouvelles mesures de protection des bâtiments neufs contre les attaques de termite souterrain.
Doivent être mis en œuvre, pour les éléments participant à la solidité des structures, soit des bois naturellement résistant aux insectes ou des bois ou matériaux dérivés dont la durabilité a été renforcée. La durabilité de ces éléments de structure doit être d’au moins dix ans.
Les mêmes obligations s’imposent lors de l’introduction dans un bâtiment existant d’éléments en bois ou matériaux dérivés participant à la solidité de la structure.
Doivent également être mise en place une barrière physico-chimique ou physique entre le sol et le bâti (cf ci-dessous traitements préventifs).
La situation à la Réunion
A la Réunion, le problème n’est pas vraiment nouveau. Nous sommes infestés par les termites, tout le monde le sait. Depuis plusieurs années, scientifiques et professionnels du bâtiment se préoccupent des dégâts causés par ces insectes.
Sur les 12 espèces répertoriées par l’Observatoire régional de lutte anti termites (l’ORLAT), 3 causeraient de lourds dégâts. Parmi elles, le genre coptotermes gestroi est l’un des plus ravageurs. Ce sont des termites souterrain capables de s’attaquer à quasiment toutes les essences de bois. Il s’agit de l’espèce la plus répandue à la Réunion.
Les actions préventives (une obligation réglementaire !)
Les actions préventives doivent s’appliquer à toutes les constructions neuves, quel que soit le système constructif retenu : maçonnerie, ossature bois, etc. Elles consistent à établir verticalement en périphérie du bâtiment une sorte de ligne Maginot infranchissable et incontournable. Cela s’opère en installant une barrière physique ou physico chimique à l’interface sol/bâti de manière à empêcher les termites souterrains de pénétrer dans le bâtiment ; sont donc mis en œuvre des polyanes dans lesquels sont incorporées les molécules assassines ou bien des grillages à maille très fine en acier inoxydable.
Attention à ne pas négliger de traiter les détails comme le passage des canalisations, des fourreaux électriques, etc., qui peuvent devenir des autoroutes permettant aux termites de franchir allègrement votre barrage.
Autre point à ne pas négliger : n’incorporez jamais les déchets de votre chantier dans les terres de remblais. Ils constitueront un appât et garde-manger pour les termites.
Parmi les actions préventives, il y en a une que vous pouvez envisager dès la conception de votre bâtiment : prévoyez un vide sanitaire ventilé. Cela ne sera pas suffisant pour empêcher les termites de passer, mais les éventuelles actions curatives ultérieures en seront grandement facilitées.
Si votre état parasitaire indique la nécessité d’un traitement préventif ou curatif, faites appel à une société de traitement certifié.
Respectez les règles de construction !
ATTENTION, le risque zéro n’existe pas ! Choisir un bois traité classe 4 ne vous met pas complètement à l’abri. S’il est mal mis en œuvre, les termites pourront quand même faire leurs dégâts. Faites appel aux professionnels.
Les actions curatives
Les actions curatives sont beaucoup plus délicates à mettre en œuvre, car il s’agit d’intervenir sur de l’existant généralement habité. Les travaux sont susceptibles de causer des dégâts visibles, dont le coût des réparations viendra se surajouter au coût du traitement.
Le traitement par injection et pulvérisation d’insecticides dans les éléments en bois et les maçonneries est principalement utilisé dans l’élimination des termites de bois sec.
Il existe aussi une technique plus respectueuse de l’environnement : le traitement par pièges-appâts qui consiste à alimenter les ouvriers avec une molécule toxique qu’ils distribuent ensuite à toute la colonie. Ce traitement ne s’applique qu’au termite souterrain et, bien sûr, n’a d’intérêt que dans le cadre d’une action curative.
ATTENTION, les produits utilisés en préventif comme en curatif sont hautement toxiques. N’effectuez pas vous-même ces traitements, laissez faire les professionnels. Ils ont du matériel de protection adapté et sont habitués à prendre les précautions draconiennes qui s’imposent.
Les tests en cours à l’ORLAT
A ce jour, la durabilité naturelle des essences de bois face aux termites et autres agents de détérioration est répertoriée dans différents guides (CIRAD, AFNOR). Cependant, aucun de ces documents n’est adapté aux DOM TOM.
L’ORLAT mène actuellement une étude pour faire le point sur la durabilité naturelle des essences de bois, utilisées dans la construction à la Réunion, face au termite le plus virulent de l’île : le Coptotermes gestroi.
Des pré-essais ont déjà révélé que des bois réputés durables dans les guides précédemment cités se sont montrés sensibles au Coptotermes gestroi.
Cette étude donnera lieu à un guide destiné aux artisans, fin 2011.
Quelles sont les démarches que je dois entreprendre si je constate des termites chez moi ?
S’il y a des termites chez vous, il faut en faire la déclaration en mairie. Cette déclaration doit préciser l’identification de l’immeuble et faire état des indices qui révèlent la présence de termites. Elle peut à cette fin être accompagnée d’un état parasitaire. Le fait de ne pas effectuer cette déclaration en mairie est passible d’une amende de 3ème classe, soit jusqu’à 450€.
Le Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement est gratuitement à votre disposition pour vous informer sur ce sujet. Pour prendre rendez-vous avec l’un de ses architectes-conseillers, téléphonez au 0262 21 60 86.
Nous vous invitons également à contacter l’ORLAT au 0262 58 87 90.
Suite et fin des idées reçues sur la construction bois.
Quel que soit le matériau employé, toute construction requiert un minimum d’entretien. Et une construction bois, lorsqu’elle est conçue dans les règles et par des professionnels qualifiés, ne requiert pas un entretien plus fréquent.
Bois naturellement durable ou protégé en profondeur = pas d’entretien
Certaines essences comme l’acacia, le chêne, le châtaigner sont naturellement durables, il n’est donc pas nécessaire de leur appliquer un traitement particulier. Sans entretien, avec le temps et sous l’effet des ultraviolets du soleil, le bois se couvre d’une mince couche de patine qui le protège durablement. On dit que le bois "grisaille".
D’autres comme le pin ou l’épicéa ont subi un traitement par autoclave qui les rend imputrescibles ; ils prendront eux aussi une jolie teinte grisée avec le temps.
Durablement protégée au moment de la construction, la structure porteuse d’une maison ne demande aucun entretien. Tous les revêtements de façade des maisons à ossature bois étant posés comme une "double peau", leur dégradation éventuelle (si l’entretien est vraiment trop tardif) n’atteint pas la structure porteuse dont ils sont séparés par une couche d’air et un pare-pluie.
Protection en surface = efficacité pendant 10 ans
Une façade en bois brut ne demande aucun entretien. Mais on peut aussi décider d’appliquer une peinture (uniquement microporeuse) ou une lasure, qui peuvent tenir dix ans si elles sont de bonne qualité.
La finition apporte décor et protection de la couche superficielle du bois. Elle vise à réduire les effets hygroscopiques, responsables des fentes et déformations du bois. Outre la stabilité dimensionnelle, elle assure une barrière efficace contre les attaques biologiques (champignons et insectes xylophages) et les rayons UV.
L’entretien d’un bardage lasuré ne prend environ que deux jours tous les... 5 à 7 ans ! Nettement moins qu’un ravalement d’enduit sur maçonnerie.
En intérieur, le bois brille par sa simplicité d’entretien : cires de longue durée, vitrification… Les produits naturels et les techniques simplifiant l’entretien sont de plus en plus performants. Cela facilite la vie aussi !
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Sortez-vous de la tête que le bois est un matériau cher ! Si la construction d’une maison bois a autrefois été plus chère qu’une maison en béton (surcoût de 10 à 15%), ce n’est plus le cas aujourd’hui. A respect équivalent de toutes les réglementations, le bois n’est pas plus cher que le parpaing. Au contraire, il devient de plus en plus compétitif.
De nombreux avantages permettent de réaliser des économies sur le court terme et sur le long terme.
Préfabrication en atelier = diminution des frais financiers
Le chantier d’une construction en bois est beaucoup plus léger que celui d’une maison maçonnée : les éléments (panneaux de murs entiers ou partiels, pièces de charpente…) sont préfabriqués en atelier et montés sur place très rapidement.
Une maison bois peut être livrée en 4 à 5 mois, à comparer aux 10 mois que nécessite, en moyenne, une construction en béton. La rapidité de chantier permet de diminuer les frais liés à la main d’œuvre, à la production, à l’encadrement etc. Cet avantage permet également de réaliser des économies sur les intérêts du crédit de construction.
On peut aussi citer, sur le chantier même, moins de transports et l’utilisation limitée d’engins lourds, coûteux pour le budget... et pour l’environnement.
De plus, si vous êtes locataire, plus le chantier sera court plus vous économiserez de loyers. A l’inverse, si vous envisagez de louer, plus la maison sera louable rapidement, plus vite vous encaisserez vos premiers loyers.
Faible conductivité thermique = économies sur la facture d’électricité
Le bois permet en effet d’économiser l’énergie. C’est un matériau à « faible inertie ». Contrairement au béton, le bois n’emmagasine pas la chaleur le jour pour la restituer la nuit. Chose qui permet de conserver une température agréable au sein de la maison. C’est ce qu’on appelle : le confort thermique naturel. Avec le bois, l’usage du climatiseur se voit considérablement réduit. La maison bois est donc plus économique sur le long terme.
Le bois = un matériau d’avenir
Grâce à ces avantages, on peut imaginer que le marché de la maison bois connaîtra une progression d’ici quelques années sur l’île. Et les futures réglementations y seront sans doute pour beaucoup.
D’ailleurs, dès le 1er décembre 2010, la quantité de bois imposée dans les nouveaux logements sera multipliée par 10 ! Ainsi, pour les constructions dont le permis de construire interviendra après cette date, il faudra au minimum 20dm3/m2 de surface hors œuvre (actuellement 2dm3/m2) en bois. Après le 1er décembre 2011, l’obligation sera portée à 35dm3/m2. (Décret n°2010-273 du 15 mars 2010).
Le Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement est gratuitement à votre disposition pour vous informer sur ce sujet. Pour prendre rendez-vous avec l’un de ses architectes-conseillers, téléphonez au 0262 21.60.86.
Aussi surprenant que cela puisse paraître, le bois offre une excellente tenue au feu. Mais vous êtes nombreux à penser qu’en cas d’incendie, la maison en bois va s’effondrer plus vite que la maison en béton. Pourtant, plusieurs éléments prouvent le contraire.
Un matériau en règle avec les normes
D’abord, en matière de sécurité incendie, la réglementation française est la même pour toutes les constructions.
La loi impose en outre une tenue au feu de 15 minutes minimales avant effondrement des habitations individuelles, quel que soit leur principe constructif.
Rappelons également que d’ici cinq ans (2015), chaque occupant, locataire ou propriétaire va devoir équiper son logement d’un détecteur avertisseur autonome de fumée (DAAF). La pose d’un détecteur de fumée par niveau d’habitation permettra de donner l’alerte plus tôt.
Une très bonne résistance au feu
Comparé aux autres matériaux, le bois résiste particulièrement bien au feu. En effet, quand le bois brûle, il se consume lentement tout en gardant ses qualités mécaniques pendant ce temps (1,5mm/min).
Résultat, en cas d’incendie, ce matériau se révèle même plus sûr que d’autres. En effet, une structure en bois conserve sa capacité de portance plus longtemps que son équivalent en acier ou en béton.
L’avis des pompiers
Selon le lieutenant-colonel Paul Boucheron, chef de la gestion du groupement des risques, « il n’y a pas plus de risques d’effondrement dans une maison en bois que dans une maison en béton ».
Quel que soit le matériau avec lequel est construit la maison, le délai moyen d’intervention des pompiers est de 20 minutes. L’avantage de l’ossature bois, c’est qu’elle présente une forte résistance au feu. Dans ce délai, les pompiers peuvent donc intervenir « tranquillement », sans risquer l’effondrement. Contrairement aux structures métalliques qui elles peuvent s’effondrer brutalement au bout de quelques minutes et sans signes précurseurs.
Précisons que dans la majorité des cas, ce ne sont pas les structures en bois qui servent de combustibles à la maison mais le mobilier, le textile… Aussi, que ce soit dans une maison en bois ou en béton, « les victimes meurent le plus souvent par asphyxie et non suite à l’effondrement de la maison ».
Le Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement est gratuitement à votre disposition pour vous informer sur ce sujet. Pour prendre rendez-vous avec l’un de ses architectes-conseillers, téléphonez au 0262 21.60.86.
Afin de taire les idées reçues sur la construction bois, le CAUE vous propose un dossier spécial intitulé « Construire en bois : les idées reçues ». Pendant un mois, nous vous proposons de vous démontrer que l’idée, souvent négative, que vous vous faites de l’emploi du bois dans la construction n’est pas fondée ! Ne manquez pas cette édition spéciale, vous risquez d’être (agréablement) surpris… Idée reçue de la semaine : « Le bois c’est fragile ».
Ponts, marinas, pilotis, petits canots de pêcheurs… sont autant d’exemples qui démontrent la résistance du bois dans des environnements « hostiles ». Et que dire de nos cases traditionnelles belles et bien sur pieds plus de 100 ans après ! Ne sont-ce pas là les preuves même de la résistance du bois ?
En fait, pour éviter tout problème, il faut respecter une règle simple : choisir le bois en fonction de son usage.
Pour orienter son choix, il convient de s’arrêter un temps sur la conception de l’ouvrage, son implantation, son exposition aux aléas climatiques, et de déterminer la classe de traitement à laquelle il appartient.
Cinq classes permettent d’effectuer un choix en fonction des caractéristiques du projet :
Classe 1 : en intérieur
Classe 2 : en intérieur ou en extérieur sous abri
Classe 3 : en extérieur sans contact avec le sol (humidi ?cation fréquente)
Classe 4 : en extérieur en contact avec le sol (humidi ?cation permanente)
Classe 5 : en contact avec l’eau de mer
A la Réunion, les bois devront être systématiquement traités une classe au-dessus de ce qui est réglementairement préconisé pour la métropole. Le label CTB-bois + a été créé pour assurer au consommateur que les performances du bois le rendent apte à l’usage pour la ou les classes d’emploi mentionnées.
Des bois traités contre les termites
Si certains bois sont naturellement résistants, d’autres doivent, pour renforcer leur durabilité, recevoir un traitement de préservation. Il aura pour rôle de le protéger des attaques biologiques et d’allonger considérablement sa durée de vie.
A la Réunion, la majorité des bois (pin sylvestre, sapin, épicéa… ) importés ou transformés localement est traitée par autoclave. Ce système est destiné à faire pénétrer les produits de traitement dans les canaux et cellules du bois. Il ne modifie pas les caractéristiques mécaniques du matériau et offre une résistance aux insectes xylophages (termites compris) et aux champignons lignivores.
La plupart des produits de traitement conféré par autoclave sont à base de cuivre. Le label CTB-produit + a été créé pour attester de leur « acceptabilité » en matière de santé humaine et d’environnement.
Respectez les règles de conception !
Choisir un bois traité en fonction des caractéristiques du projet ne constitue pas une fin en soi. Ainsi, si un bois traité est mal mis en œuvre, des problèmes peuvent quand même survenir (termites et champignons). Ne vous improvisez pas bricoleur. Faites appel aux professionnels.
Le Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement est gratuitement à votre disposition pour vous informer sur ce sujet. Pour prendre rendez-vous avec l’un de ses architectes-conseillers, téléphonez au 0262 21.60.86.
Et non, couper du bois ce n’est pas faire mal à nos forêts ! Bien au contraire, c’est leur faire un très grand bien.
Le forestier est un amoureux de la forêt, dont il prend soin au quotidien. Il prélève les arbres à maturité et favorise ainsi le renouvellement de la forêt.
Il est un adepte de la sylviculture : c’est l’art de cultiver les forêts. La sylviculture a pour rôle de faire évoluer les forêts afin d’optimiser durablement les produits et services que l’homme peut en attendre. Cette discipline veille principalement à la régénération des forêts. Pour ce faire, dès qu’un arbre à maturité est coupé, un autre est replanté. Et lorsque le forestier fait des coupes parmi les plus jeunes, c’est pour mieux encourager les plus beaux à se développer.
Le bois : un vecteur de lutte contre les émissions de CO2
Couper pour replanter des jeunes pousses ça a aussi du bon pour l’environnement. En effet, le principal atout du bois est la capture et l’emprisonnement du CO2. 1m3 de bois équivaut à une tonne de CO2 stocké, donc non émise dans l’atmosphère.
Comme les nouveaux-nés, les jeunes arbres n’ont qu’une ambition : grandir ! Et pour ce faire, ils ont besoin d’absorber beaucoup de gaz carbonique. Dans la pratique, ils sont plutôt bons élèves car beaucoup plus gourmands en CO2 que leurs aînés. Conclusion : plus on aura de jeunes pousses, moins on aura de CO2 dans l’atmosphère.
« Et la déforestation ? » : fiez-vous aux certifications FSC et PEFC
L’utilisation de bois tropicaux soulève un certain nombre de questions quant à leur valeur écologique (surexploitation des forêts, déforestation).
Les certifications FSC et PEFC ont été créés pour attester de la gestion durable des forêts. Pour vous assurez que le bois que vous achetez n’est pas issu de la déforestation sauvage, vous devez demander une attestation de traçabilité à votre vendeur ou la preuve qu’il soit bien certifié par un de ces deux labels.
Le Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement est gratuitement à votre disposition pour vous informer sur ce sujet. Pour prendre rendez-vous avec l’un de ses architectes-conseillers, téléphonez au 0262 21.60.86.
La pergola a une vocation à la fois esthétique et pratique. Cette construction légère permet d’isoler un coin du jardin comme un paravent naturel et d’apporter de l’ombre aux endroits très ensoleillés pour en faire de vrais espaces de vie. Elle supporte gracieusement différentes espèces de plantes grimpantes. Précisions avec le CAUE.
La pergola (ou tonnelle) est faite uniquement de poutres horizontales largement espacées, supportées par des poteaux en bois. Seuls les feuillages constituent la toiture dont l’ombrage permet de conserver la fraîcheur.
Point sur la réglementation
Les règles du Code de l’Urbanisme s’appliquent pour la mise en place de votre pergola sur votre terrain. Vous devrez donc faire une déclaration préalable auprès du service urbanisme de votre commune.
Quelle utilité a t-elle ?
Une pergola vous permettra de profiter sereinement des grandes chaleurs estivales grâce à la fraîcheur emmagasinée sous la construction. Par ailleurs, la pergola vous offre un effet d’ombrage naturel qui ne vous privera pas de la lumière du jour. Qu’elle soit installée dans votre jardin ou sur une terrasse, vous pourrez éventuellement choisir de végétaliser également l’un de ses côtés pour vous créer un espace intime qui vous protégera des regards indiscrets. Par ailleurs, cette petite construction apportera un charme de plus à votre jardin par le choix des plantes grimpantes qui l’orneront.
Optez pour une pergola en bois
Les pergolas en bois ont l’avantage de s’adapter parfaitement à l’harmonie de tous les jardins. En effet, le bois est un matériau qui s’intègre naturellement au décor extérieur. Vous aurez le choix entre le teck, le moso, le moabi, l’assaméla ou l’iroko… Il est cependant indispensable de choisir un bois traité pour protéger votre pergola de l’humidité et des insectes, pour lui assurer une meilleure longévité. Un pin sylvestre traité classe 4 fera tout à fait l’affaire.
Quelles plantes grimpantes choisir ?
La plupart des plantes grimpantes que nous vous conseillons pourront être exposées plein soleil ou mi-ombre.
La Liane de Jade, encore rare dans nos cours, plaît principalement pour la beauté de ses fleurs en forme de griffe et couleur de jade. Tout comme le feuillage léger et brillant des Griffes du Diable très esthétiques sur une tonnelle colorée. Les petites fleurs lilas des Lianes Saint-Jean et des Pluies d’Orchidées donneront une ambiance feutrée à votre pergola. Mais attention, l’entretien de la seconde ne doit pas être négligé, celle-ci se développe très vite !
Alliez l’utile à l’agréable en mélangeant les espèces : faites grimper une liane à la floraison esthétique sur un des poteaux et une passiflore (ex : fruits de la passion) sur l’autre. Généralement vigoureuse, cette dernière garnit rapidement une pergola et offre de surcroît des fruits comestibles. Cette liste de plantes n’est pas exhaustive et vous pouvez vous fier à vos envies ou aux conseils d’un paysagiste pour ornementer votre pergola.
Au mieux, il est conseillé que ces plantes grimpantes soient enracinées en pleine terre, aux pieds des poteaux. Les Lianes Corail et Aurore sont à éviter car elles deviennent très vite envahissantes si elles sont mal entretenues.
L’entretien de votre pergola
Veillez à alléger régulièrement la voûte végétale en la débarrassant des feuilles mortes. Pour les pergolas jouxtant les maisons, assurez-vous que les plantes restent bel et bien sur la structure, et non sur la façade, de manière à ne pas constituer un « pont » pour les animaux et insectes indésirables.
Le Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement est gratuitement à votre disposition pour vous informer sur ce sujet. Pour prendre rendez-vous avec l’un de ses architectes-conseillers, téléphonez au 0262 21.60.86.
Le bois s’affiche comme un matériau incontournable de l’éco construction. Si certains bois sont naturellement résistants, d’autres doivent, pour renforcer leur durabilité, recevoir un traitement de préservation. Aujourd’hui, la plupart des bois commercialisés à la Réunion sont traités avec des formulations à base de cuivre ; « acceptables » en matière de santé et d’environnement. Précisions avec le CAUE.
Les bénéfices du bois dans la construction ne sont plus à prouver : construire en bois, c’est « éco durable ». Cette notion de durabilité doit s’appliquer pendant tout le cycle de vie du matériau. Depuis sa production en forêt gérée durablement, jusqu’à sa mise en œuvre sur le chantier. Entre ces étapes, celle du traitement du bois reste délicate mais primordiale.
En effet, le bois est un matériau naturel. Il est soumis aux changements de température, à l’humidité, aux champignons, aux moisissures et aux insectes. Le traitement de préservation aura pour rôle de le protéger des attaques biologiques et d’allonger considérablement sa durée de vie.
Mais attention, un traitement préventif n’est pas automatique… Le choix d’une essence naturellement résistante serait l’idéal.
Les bois naturellement résistants
Parmi les essences naturellement résistants, figurent essentiellement des bois tropicaux tels que l’ipé, le teck, l’azobé, l’iroko… ainsi que quelques essences de bois tempéré : acacia, chêne, châtaigner…
L’utilisation de bois tropicaux soulève toutefois un certain nombre de questions quant à leur valeur écologique (surexploitation des forêts, déforestation). Les certifications FSC et PEFC ont été créés pour attester de la gestion durable des forêts. Vous pouvez demander une attestation de traçabilité à votre vendeur ou la preuve qu’il soit bien certifié par un de ces deux labels.
Le cryptomeria, pour favoriser l’utilisation de bois locaux
Dans une démarche environnementale globale, le choix de bois locaux pour la construction serait préférable. A la Réunion cela pourrait être envisageable. En 1986, une première étude du Centre technique forestier tropical (CTFT) de Nogent avait analysé les caractéristiques d’usage du cryptomeria. Les résultats avaient révélé que ce bois ne pouvait être utilisé que pour du bardage et sous certaines précautions. Une seconde étude est en cours. Les premiers résultats sont attendus pour 2011.
Choisir le bois en fonction de son usage
A la Réunion, où le climat se caractérise par une humidité relative importante et où les termites sont plus voraces que jamais, il est indispensable d’appliquer aux bois les moins résistants un traitement efficace.
La sélection du traitement de préservation doit se faire en fonction de l’emploi, des situations ou des risques auxquels sera confronté le matériau. Cinq classes d’emplois permettent d’effectuer un choix en fonction des caractéristiques du projet :
Classe 1 : en intérieur
Classe 2 : en intérieur ou en extérieur sous abri
Classe 3 : en extérieur sans contact avec le sol (humidification fréquente)
Classe 4 : en extérieur en contact avec le sol (humidification permanente)
Classe 5 : en contact avec l’eau de mer
Dans le département, les bois devront être systématiquement traités une classe au-dessus de ce qui est réglementairement préconisé pour la métropole.
Le label CTB-bois + a été créé pour assurer au consommateur que les performances du bois (naturelles ou conférées par traitement) le rendent apte à l’usage pour la ou les classes d’emploi mentionnées.
A l’achat, les distributeurs doivent être en mesure de vous fournir une attestation (ci-contre). S’ils ne vous la procurent pas spontanément, vous pouvez la réclamer.
Respectez les règles de conception !
Attention, le risque zéro n’existe pas ! Choisir un bois traité en fonction des caractéristiques du projet ne constitue pas une fin en soi. Ainsi, si un bois traité classe 4 est mal mis en œuvre, des problèmes peuvent quand même survenir (termites et champignons). Ne vous improvisez pas bricoleur. Faites appel aux professionnels.
Les techniques de traitement
Il existe plusieurs façons de traiter le bois en profondeur (autoclave, imprégnation, rétification) ou en surface (trempage, aspersion).
A la Réunion, la majorité des bois résineux (pin sylvestre, sapin, épicéa… ) importés ou transformés localement est traitée par autoclave (cf. photo). Ce système est destiné à faire pénétrer les produits de traitement dans les canaux et cellules du bois. Il ne modifie pas les caractéristiques mécaniques du matériau et offre une résistance aux insectes xylophages (termites compris) et aux champignons lignivores.
Aujourd’hui, la plupart des produits de traitement conféré par autoclave sont à base de cuivre. Le label CTB-produit + a été créé pour attester de leur « acceptabilité » en matière de santé humaine et d’environnement. Il signifie que le produit présente un danger moindre pour l’homme et son environnement.
Les autres types de traitements ont aussi de l’intérêt, mais actuellement aucun d’eux n’est pratiqué localement. Pourtant, certaines techniques, comme la rétification, qui consiste à chauffer le bois à haute température, n’utilisent aucun produit chimique. D’autres, comme l’oléothermie, revient à imprégner en profondeur le bois d’huiles végétales.
Selon des professionnels, « ces traitements ne possèdent pas les garanties suffisantes pour pouvoir être employés à la Réunion (risques termites et champignons, résistance mécanique du bois diminuée) ».
L’ASAM : un produit 100% végétal
Un traitement autoclave, 100% végétal, est actuellement au stade d’expérimentation. L’anhydride succinite d’alkénoate de méthyle (ASAM) est une molécule produite à partir d’huile de colza. Pour l’instant, l’ASAM apporte une protection de classe 3, mais les instituts mènent des recherches pour atteindre la classe 4.
Le bois dans la construction : la loi durcit le ton
À compter du 1er décembre 2010, la quantité de bois imposée dans les nouveaux logements sera multipliée par 10. Ainsi, pour les constructions dont le permis de construire interviendra après cette date, il faudra au minimum 20 dm3/m2 de surface hors œuvre (actuellement 2 dm3/m2) en bois. Après le 1er décembre 2011, l’obligation sera portée à 35 dm3/m2. (Décret n°2010-273 du 15 mars 2010).
Le Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement est gratuitement à votre disposition pour vous informer sur ce sujet. Pour prendre rendez-vous avec l’un de ses architectes-conseillers, téléphonez au 0262 21 60 86.
Une maison parfaitement autonome d’un point de vue énergétique... Rêve ou réalité ? Pour les plus écolos d’entre nous, ce sacré challenge pourrait être tout à fait réalisable ! Sachez qu’il existe des solutions simples pour construire durable à la Réunion. Voici les dix conseils du CAUE pour bâtir votre logement « vert ».
Il est conseillé de procéder à une analyse du site en prenant en compte les vents dominants, la pluie, la vue, la géographie ou la forme du terrain et la végétation existante. La course du soleil vous permettra également de choisir l’emplacement de vos pièces : les façades Est sont ensoleillées le matin et les façades Ouest l’après-midi. Les façades Nord quant à elles, sont ensoleillées toute l’année et surtout en saison fraiche (juin/septembre) quand le soleil est plus bas.
2- Privilégier des matériaux à faible inertie
C’est-à-dire qui n’emmagasine pas la chaleur la journée pour la restituer le soir. Le bois reste la solution la plus économe. Plus résistant au feu que l’acier, il est aussi un très bon isolant thermique qui n’offre pas de risque de corrosion et résiste aux agressions chimiques.
3- Ventiler le logement
Pour obtenir un confort thermique naturel dans un bâtiment, il faut favoriser la circulation de l’air et limiter les apports de chaleur à l’intérieur de celui-ci. Choisissez avec soin l’orientation des pièces et la disposition des ouvertures pour réaliser une ventilation traversante (ouvertures sur deux faces opposées).
4- Créer des ouvertures
Dans les bas de l’île, l’air chaud, qui a tendance à monter, doit pouvoir être évacué par des ouvertures situées en parties hautes. Les ouvertures en partie basse permettent à l’air frais de remplacer l’air chaud.
5- Protéger les ouvertures
Il faut éviter le rayonnement sur les parties vitrées susceptibles d’amplifier l’échauffement de la maison par effet de serre. Ayez recours aux varangues, auvents, stores, volets persiennes …
6- Ventiler et isoler la toiture
La toiture est la 5ème façade de la maison et la plus exposée au soleil. Il faut donc bien la ventilée et l’isolée afin d’agir sur le confort thermique naturel. Les ouvertures en toiture renforcent la ventilation par prise ou extraction d’air. Elles permettent de ventiler les pièces centrales. Dans une maison bien isolée et protégée des apports directs du soleil, la température baisse en moyenne de 2 à 5°C.
7- Traiter les abords de la case
Préférez la végétation au béton, véritable « chauffe-air » pour la maison. La végétation crée de l’ombre, favorise la ventilation, oxygène l’air et le rafraîchit.
8- Choisir avec soin les matériaux de construction
Peinture, colle, moquettes … certains matériaux libèrent des substances dangereuses pour la santé : les Composés d’Organiques Volatils (COV). Les labels NF Environnement et Écolabel ont été créés pour vous informer de la consistance des matériaux.
9- Utiliser les énergies renouvelables
Ayez recours aux capteurs solaires pour chauffer l’eau et aux panneaux photovoltaïques pour produire l’électricité.
10- Économiser au maximum l’eau
Récupérez l’eau de pluie si cela vous est possible. L’eau est une denrée précieuse qui va devenir rare donc très chère…
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Le permis de construire : les procédures à respecter
Délais d’obtention, délais de validité, affichage...
Quels sont les délais pour obtenir l’autorisation de construire ?
Les délais sont désormais prévisibles et garantis par un récépissé qui vous sera remis au moment du dépôt d’un dossier complet en mairie. Le délai sera compté à partir de cette date de dépôt. Si le dossier est adressé à la mairie par pli recommandé avec demande d’avis de réception, la date est mentionnée sur l’accusé de réception.
Les délais sont de deux mois pour le permis de construire une maison individuelle et de trois mois pour les autres constructions.
L’administration a un mois, à compter du dépôt de la demande, pour notifier au demandeur que des pièces obligatoires sont manquantes ou que, en raison de certaines consultations obligatoires, les délais sont prolongés.
Sans réponse de la part de ces services, leur avis sera réputé favorable ; c’est un permis tacite et vous pouvez demander un certificat l’attestant.
Si l’avis de l’architecte des bâtiments de France (ABF) est requis, le délai sera, selon le cas, de trois ou quatre mois pour un permis de construire.
Quels sont les délais de validité d’un permis de construire ?
Lorsque votre demande de permis a un avis favorable, vous devez commencer la construction dans un délai de 2 ans à compter de sa notification. Il peut être prolongé d’un an sur demande formulée deux mois avant le délai d’expiration, sinon le permis de construire sera annulé.
L’affichage du permis est-il obligatoire ?
Dès la notification de la décision réputée favorable (tacite) du permis de construire, le demandeur doit afficher la mention du permis sur le terrain, de manière lisible depuis la voie publique, sur un panneau rectangulaire dont les côtés sont supérieurs à 80cm et pendant toute la durée du chantier. Le défaut d’affichage peut être sanctionné car le dossier du permis de construire doit pouvoir être consulté en mairie par toute personne intéressée.
Dans quelles conditions les travaux sont-ils contrôlés pour constater le respect du permis de construire ?
C’est sous la responsabilité du demandeur du permis de construire (propriétaire du terrain ou mandataire) que les travaux ont été réalisés conformément à l’autorisation qui leur a été délivrée. L’autorité responsable pourra contester la conformité des travaux dans un délai de 3 à 5 mois ; passé ce délai elle ne peut plus la contester.
Il sera obligatoirement procédé à une vérification sur place de cette conformité dans les secteurs à enjeux nationaux (sites, secteurs sauvegardés, secteurs couverts par un plan de prévention des risques naturels…). Ailleurs, les vérifications seront faites à l’initiative du maire et du service compétent.
Si les travaux ne sont pas conformes à l’autorisation, l’administration met en demeure le maître d’ouvrage soit de déposer un permis modificatif, soit de mettre en conformité les travaux.
Quels sont les recours possibles pour contester un permis de construire ?
Le permis de construire est une autorisation administrative publique, délivrée sous réserve du droit des tiers. L’affichage sur le terrain constitue le point de départ du délai de 2 mois pendant lequel un tiers (par exemple un voisin) peut contester un permis de construire en justice s’il estime qu’il lui porte préjudice et qu’il est contraire aux règles d’urbanisme. Le recours est irrecevable au-delà d’un an à compter de l’achèvement de la construction.
Piscine naturelle : pour une baignade saine et écologique
Plonger dans une eau pure, saine, sans produits chimiques ni odeurs de chlore c’est possible ! Il suffit de faire appel aux plantes. En vogue en ce moment, la piscine écologique séduit de plus en plus les Français. Sa particularité : elle utilise les propriétés filtrantes des plantes aquatiques pour purifier l’eau. Découverte.
Chlore, produits chimiques irritants, consommation d’eau démesurée… La piscine traditionnelle n’est pas vraiment connue pour être un équipement économique ni respectueux de la nature. Heureusement, une alternative écologique existe : la piscine écologique ou naturelle. Elle utilise des matériaux recyclables, sans adjonction de produits chimiques. Elle offre donc une baignade naturelle, en parfait accord avec l’environnement.
Traitement de l’eau
Sa conception s’inspire des lieux de baignade naturels comme les lacs et rivières. Sa principale différence par rapport à une piscine traditionnelle tient dans son mode de traitement de l’eau qui ne fait appel à aucun produit chimique. C’est un système d’épuration biologique relié au bassin de nage qui filtrera et traitera l’eau.
Selon les systèmes proposés, le traitement peut-être entièrement réalisé par des plantes aquatiques épuratives (joncs, carex, phragmites, jacinthe d’eau…) ou associé à un procédé par ultra-violet ou électrolyse. Lorsque seule les plantes sont à l’œuvre, il existe un équilibre naturel entre l’eau et le milieu environnant formé par les végétaux et la vie organique qui peut coexister. Dans le cas d’un traitement mixte, on privilégie une eau exempte de toute bactérie et de tout développement d’algues unicellulaires. En l’absence de traitement UV ou électrolyse, les algues sont petit à petit éliminées par les végétaux actifs.
Le principe de filtration
La piscine écologique est généralement composée de deux bassins qui communiquent entre eux : une zone de baignade et une zone de filtration. Cette dernière s’apparente à un bassin planté de végétaux qui assurent le filtrage et le nettoyage de l’eau. L’eau du bassin de baignade est aspirée par un système de pompe et de bouches. Elle traverse la zone de filtration avant d’être à nouveau injectée dans le bassin de baignade. La circulation permanente de l’eau s’effectue à raison de 1 à 1,5 fois par jour.
La proportion entre zone de filtration et zone de baignade est variable. Selon les systèmes des fabricants, il est conseillé de réserver 20 à 35 % de la surface à la filtration, la surface restante étant utilisée pour le bain.
Un projet bien intégré
L’intégration du projet dans le paysage constitue l’un des fondements de la piscine naturelle. Les formes des bassins sont libres et leur taille adaptée au cas par cas. La réalisation des bassins fait appel aux techniques utilisées dans la piscine traditionnelle : si la dalle de fond est généralement en béton coulé, les parois peuvent être montées en éléments préfabriqués de béton ou de bois, ou en béton banché. L’ensemble est recouvert d’une membrane d’étanchéité de type liner, d’une membrane liquide ou d’une résine projetée. Pour remplir les différents bassins, il est en outre préconisé d’utiliser l’eau potable du réseau dont la qualité peut aisément être contrôlée. En terme d’entretien, un nettoyage régulier des parois est recommandé au moyen d’un appareil automatique. Pour les végétaux, il faut prévoir une taille par mois environ.
Une déclaration préalable de travaux est requise
L’installation d’une piscine naturelle requière une déclaration préalable de travaux lorsque la surface totale des aménagements dépasse 100 m2. Au delà de cette valeur, un permis de construire est nécessaire. Par ailleurs, l’ouvrage est soumis à la même réglementation que les piscines traditionnelles en terme de sécurité. Il peut être protégé par une clôture normalisée ou une alarme de détection, sachant qu’une couverture n’est pas envisageable compte tenue de la végétation.
Le CAUE, Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement est gratuitement à votre disposition pour vous informer sur ce sujet. Pour prendre rendez-vous avec l’un de ses architectes-conseillers, téléphonez au 0262 21.60.86.
L’intervention d’un architecte est obligatoire pour tout projet soumis à une demande de permis de construire. Il existe néanmoins des exceptions. L’architecte n’est pas obligatoire si vous envisagez de construire ou réhabiliter, pour vous-même, une surface hors œuvre nette (SHON) inférieure à 170 m2. Il en va de même si vous effectuez un agrandissement de l’existant de plus de 20m2 qui ne porte pas la surface totale finale (existant et extension) à plus de 170m2.
Dans quels domaines intervient-il ?
Outre l’établissement du projet architectural, l’architecte est compétent pour intervenir, de la conception à la réalisation des travaux. Avant l’ouverture du chantier, l’architecte peut, par exemple, conseiller son client sur le choix des entreprises intervenant dans la construction.
L’architecte peut d’autant mieux remplir ses missions qu’il prend en charge l’opération de bout en bout : il peut suivre le chantier jusqu’à la livraison. (Photo : architecte Odile Menguy)
Quel est son rôle ?
L’architecte est habilité à intervenir dans tous les domaines relevant de l’acte de bâtir : construction, réhabilitation, aménagement intérieur. Son rôle est avant tout de vous écouter ; à partir de vos besoins, de vos goûts, de votre mode de vie, de l’évolution possible de votre famille, l’architecte vous aide à définir votre projet : implantation, disposition des lieux, répartitions des surfaces, organisation des volumes, aspect extérieur, choix des matériaux…(photo : architecte Odile Menguy)
Il répond à vos préoccupations de confort thermique, acoustique et visuel. Il respecte au plus près votre budget tout en essayant de répondre au mieux à vos besoins et attentes. Il fait le lien avec les autres professionnels que vous choisirez (géomètre, bureau d’étude, entreprises …).
Pourquoi faire appel à lui ?
En ayant une bonne connaissance des techniques constructives et des matériaux, l’architecte peut innover tout en respectant votre budget. Il est le seul à même de répondre à une commande pour un contexte spécifique comme un terrain en pente, un règlement contraignant, ou un secteur patrimonial par exemple. De plus, un projet particulier, tel une maison bioclimatique, requiert aussi les connaissances spatiales et techniques d’un architecte.
Le coût d’utilisation et d’entretien d’une maison dépend directement de la qualité de sa conception et de son exécution. L’architecte est capable de générer des économies à long terme grâce à l’organisation de la maison.
Enfin, il simplifie les démarches administratives en traduisant dans le projet de maison les règles d’urbanisme et de construction.
Combien peut-il me coûter ?
Les honoraires de l’architecte ne sont pas réglementés : leur montant est librement négocié entre le maître d’ouvrage et l’architecte. Le contrat que vous allez signer avec votre architecte doit préciser son mode de rémunération, ainsi que le montant de ses honoraires. Ils dépendent essentiellement du coût de l’opération, de sa complexité et de l’étendue et de la difficulté de la mission confiée par le maître de l’ouvrage.
Peut-il me rembourser si je n’obtiens pas mon permis de construire ?
L’architecte est chargé de concevoir votre projet architectural. Ce projet définit : l’implantation des bâtiments, leur composition, leur organisation et l’expression de leur volume ainsi que le choix des matériaux et des couleurs. Sa mission principale est d’obtenir votre permis de construire, exigé pour toute construction neuve et extension de plus de 20 m2. Si ce résultat n’est pas atteint, il a l’obligation de vous rembourser les sommes perçues.
Comment trouver un architecte ?
Nul ne peut exercer et porter le titre d’architecte sans être inscrit au tableau régional de l’Ordre des Architectes. Vous consultez donc cette liste pour sélectionner les architectes géographiquement proches ou dans la région concernée par votre projet. Vous pouvez également contacter un architecte en ayant vu une de ses réalisations qui vous a plu. Ils peuvent vous donner des références pour les architectes qu’ils ont interrogés, ainsi que l’entreprise qu’ils ont engagée.
Site du Conseil de l’Ordre des architectes de la Réunion : www.architectes.org/accueils...
Pour améliorer le confort ou augmenter la surface habitable d’une maison, il est de plus en plus courant d’envisager son extension. Agrandir une construction existante sans la dénaturer et apporter une réponse adaptée à de nouveaux besoins est un projet sur mesure : voici quelques pistes pour bien concevoir une extension.
Avant de vous lancer dans un projet d’extension, il est indispensable de procéder à quelques vérifications auprès du service urbanisme de votre commune. D’une façon générale, les règles du Code de l’Urbanisme s’appliquent à votre extension. Si la surface hors œuvre brute (murs compris) de votre extension est comprise entre 2 et 20m2, une déclaration préalable est nécessaire. Si la surface est supérieure à 20m2, il vous faudra obligatoirement déposer une demande de permis de construire.
Il est nécessaire de déterminer les usages de l’extension afin de la positionner au mieux compte tenu de l’organisation existante de l’habitation. Une extension ne doit pas être considérée comme un simple ajout. Agrandir sa maison c’est le moyen de repenser tout ou partie de son organisation actuelle en vue de l’améliorer.
Différencier ou identifier ?
L’extension peut être conçue comme le prolongement « à l’identique » de la construction existante. L’intention est alors d’affirmer une continuité entre la maison et son extension. L’emploi de mêmes matériaux et le choix d’un style architectural similaire à celui du bâtiment ancien sont autant de moyens d’uniformiser la construction.
Une extension peut au contraire être pensée dans le but d’établir un dialogue complémentaire avec l’existant. Le choix d’un principe constructif et de matériaux différents de ceux utilisés pour la construction existante permettront de distinguer clairement l’ajout contemporain, de diversifier les ambiances de la maison ou de différencier les usages. C’est aussi l’occasion d’utiliser les matériaux et techniques contemporains pour répondre aux besoins de la vie moderne. Les matériaux du projet d’extension seront choisis subtilement pour que s’établisse un dialogue entre la construction ancienne et son environnement.
Surélever pour mieux régner
La surélévation offre la même rapidité de chantier qu’une extension. Et souvent, il s’agit du seul moyen d’agrandir une construction en particulier dans un contexte urbain dense comme celui de la Réunion. Avant d’envisager cette solution, il est nécessaire de procéder à un diagnostic des structures et des fondations du bâtiment existant afin de vérifier sa capacité portante. Pour faciliter le chantier et ne pas surcharger l’édifice existant, il est intéressant de choisir une structure légère, tel que le bois, composée d’éléments facilement transportables, pouvant être préfabriqués en atelier avant d’être assemblés sur place.
Le CAUE, Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement est gratuitement à votre disposition pour vous informer sur ces sujets. Pour prendre rendez-vous avec l’un de ses architectes-conseillers, téléphonez au 0262 21.60.86.
Assainissement individuel : des règles à respecter
Il est obligatoire de raccorder toute nouvelle construction à un réseau d’égoût. Cependant, lorsque cela est impossible, on a recours à un système d’assainissement individuel, c’est-à-dire à une fosse septique et son épandage, à installer selon certaines règles.
Chaque jour, vous utilisez de l’eau pour la vaisselle, la douche, la lessive, les WC… et produisez des « eaux usées et eaux vannes ». Polluées, ces eaux doivent être épurées avant d’être rejetées dans le milieu naturel.
Pour rappel, si votre maison est desservie par un réseau d’égouts, vous êtes tenus de vous y raccorder. Par contre, si votre habitation ne peut pas être raccordée à l’égout parce que l’égout n’existe pas dans la rue ou parce que votre maison est isolée, l’installation d’une fosse septique s’impose.
Liquéfier les éléments
Tout ce qui sort de la maison, solide ou liquide, va subir un traitement en deux étapes.
Les effluents sont d’abord recueillis dans la fosse septique toutes eaux (eaux usées et eaux vannes) pour un prétraitement. Appelée « appareil liquéfacteur », elle permet comme son nom l’indique de liquéfier ces éléments. Dans la cuve, les matières sont donc transformées en liquide, sinon elles décantent en boues ou surnagent sous forme de graisses. 3 m3 minimum de volume sont à prévoir pour la fosse septique pour que les boues décantent correctement, ainsi qu’une trappe facilement accessible pour faire les vidanges indispensables. A cet égard, un filtre indicateur de colmatage permet de se rendre compte de la nécessité de vidanger ou pas la fosse.
L’épuration proprement dite se fait ensuite dans le sol grâce des bactéries aérobies (qui ont besoin d’oxygène pour vivre) qui digèrent les microbes pathogènes à travers l’épandage (dispositif qui épure les eaux polluées).
Installation de l’épandage
L’épandage doit être positionné hors des zones de circulation ou de stationnement, hors culture, plantations et zones de stockage et doit posséder un revêtement perméable à l’eau et surtout à l’air. Les drains, tuyaux rigides percés de façon régulière assurant la répartition des eaux usées prétraitées dans la tranchée, doivent quant à eux mesurer au minimum 45 mètres en linéaire, répartis sur 25 m2. Ils doivent être à une distance minimale de 5 mètres de toute construction (3m sont tolérés à la Réunion) et à 3m des limites du terrain.
Plusieurs types de circuits de traitement sont envisageables. Un spécialiste pourra vous orienter sur un système adapté au sol de votre terrain et à votre projet.
Le dispositif doit de toute manière comporter une ventilation haute et une ventilation basse qui ont pour but d’évacuer, en les diluant, les odeurs des gaz de digestion des eaux sans occasionner de nuisances.
Pour assurer cette ventilation, prévoyez des tuyaux d’aération d’au moins 100 mm de diamètre. Si cette condition n’est pas respectée, des dégâts importants peuvent être occasionnés, en plus des mauvaises odeurs. En effet, si la présence de composés mal odorants n’est pas signe de mauvais fonctionnement, par contre, la fermentation de matière organique à l’intérieur des fosses septiques produit un dégagement de sulfures qui peut s’oxyder en acide sulfurique et attaquer les parties émergées des ouvrages en béton. On constate alors que les équipements situés à l’aval de la fosse septique sont les plus exposés. Pour éviter ces dégradations, une évacuation efficace des gaz doit être réalisée au niveau des ouvrages les plus vulnérables.
Enfin, il est indispensable de dessiner le projet d’assainissement sur les plans de la demande de permis de construire. Une étude de sols complémentaire peut être demandée afin de déterminer si un système d’assainissement peut être installé sur le terrain.
Le CAUE, Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement est gratuitement à votre disposition pour vous informer sur ce sujet. Pour prendre rendez-vous avec l’un de ses architectes-conseillers, téléphonez au 0262 21.60.86.
Vous possédez une maison ancienne qui vous tient à cœur. Vous avez, cependant, pleinement conscience qu’elle n’est plus tout à fait adaptée aux conditions de vie modernes : pas de rangement, une électricité et une plomberie archaïque, des revêtements de sols usés, une toiture ayant fait son temps, etc. Voici quelques pistes pour réussir la rénovation de votre bien-aimé.
Un plan du bâtiment existant sera le point de départ de vos cogitations futures. En ayant une vue globale des lieux, vous pourrez éventuellement envisager d’aller beaucoup plus loin dans leur réutilisation. Pour faire établir un relevé le plus fidèle possible, faîtes appel à un professionnel. Ce dernier vous fournira les plans, coupes et façades nécessaires à l’élaboration de votre projet et au métré qui aboutira in fine, aux devis des artisans.
Effectuer un diagnostic
Maintenant que vous avez en main le relevé de ce qui existe et ses dimensions, il convient de le compléter par un état des lieux et un diagnostic des éléments constitutifs du bâtiment. Ceci vous donnera une vision globale de l’état de santé du bâtiment, de ses points faibles, des causes de ses désordres et des solutions cohérentes à apporter pour y remédier.
Les éléments à vérifier en priorité sont les suivants :
L’état parasitaire du bâtiment : Un expert devra déterminer la présence ou l’absence de termites
La structure, la charpente, les planchers, la maçonnerie : pour ces éléments essentiels prenez l’attache d’un bureau d’étude technique (rubrique « ingénierie » dans les pages jaunes)
L’étanchéité de la couverture, des toitures terrasses
Les menuiseries intérieures et extérieures, les huisseries, les gardes corps
Les réseaux d’eau potable et d’électricité
L’évacuation des eaux usées et le dispositif de traitement (vérifiez qu’il est conforme aux normes en vigueur !)
La ventilation naturelle ou forcée des pièces humides (cuisine, WC, salles d’eau ou salle de bain)
Changer les façades ?
Adapter une maison ancienne aux modes de vie actuels nécessite souvent de modifier la distribution intérieure. Cela peut alors entraîner la création de nouvelles ouvertures ou la modification des existantes.
Cependant, modifier les ouvertures extérieures d’un bâtiment ne doit pas se faire à la hussarde. Il faut du doigté, du savoir faire, du tact, et, pour tout dire, un certain talent. Tout d’abord bien observer le rythme des ouvertures existantes, leurs proportions, leur emplacement, les matériaux utilisés pour leur encadrement, afin d’éviter qu’une modification ne vienne rompre l’harmonie de la façade. Le rapport entre la hauteur et la largeur des fenêtres existantes permet de déterminer la taille des nouvelles, pour créer une certaine unité. Les architectes-conseillers du CAUE sont à votre disposition dans toutes les communes de l’île pour vous aider dans la recomposition de votre future façade.
N’oubliez pas que toute modification ou création d’ouverture doit faire l’objet d’une Déclaration Préalable ou, si son volume est également modifié, d’une demande de Permis de Construire à la mairie. Si la construction est située dans un périmètre de 500 mètres d’un monument historique, dans un site protégé ou dans une Zone de Protection du Patrimoine Architectural Urbain et Paysager (ZPPAUP), l’avis de l’Architecte des Bâtiments de France devra être demandé.
Effectuer un diagnostic
Attention, les matériaux ne sont pas forcément tous compatibles entre eux. C’est par exemple le cas du bois et du ciment qui font très mauvais ménage dès lors qu’ils sont en contact direct l’un avec l’autre. Il en est de même entre l’acier et le plâtre ou ses dérivés. Par contre, le bois et le plâtre s’entendent comme larrons en foire, ainsi que le bois et la chaux. L’inter compatibilité des matériaux n’est pas sans incidence sur la durabilité future du bâtiment et vous devez faire preuve de la plus grande prudence.
Des solutions existent à la plupart de ces incompatibilités. Encore faut-il qu’on en ait connaissance. Attention donc à ne pas jouer malgré-vous les apprentis sorciers. Encore une fois entourez-vous de précautions et dans le doute, faîtes appel à des professionnels.
Le CAUE, Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement est gratuitement à votre disposition pour vous informer sur ce sujet. Pour prendre rendez-vous avec l’un de ses architectes-conseillers, téléphonez au 0262 21.60.86.
Le Parlement l’a voté : d’ici cinq ans, chaque occupant, locataire ou propriétaire va devoir équiper son logement d’un système d’alerte à incendie. Quels détecteurs choisir et où les installer ? Réponses avec le CAUE.
Bougies oubliées, dysfonctionnement des appareils électriques et imprudence des enfants sont les premières causes d’incendies domestiques. A la Réunion, en moyenne, 400 incendies domestiques sont déclarés par an (source : SDIS). Une solution simple et efficace existe pourtant pour éviter de tels drames : le détecteur avertisseur autonome de fumée (DAAF), obligatoire d’ici décembre 2015.
C’est pour diminuer de moitié le nombre de victimes d’incendies que la France a adopté le texte qui rend obligatoire les systèmes d’alerte. Tous les occupants, locataires ou propriétaires ont un délai de cinq ans pour installer un détecteur avertisseur autonome de fumées dans leur logement.
Le rôle du DAAF est de vous avertir dès la naissance du feu pour pouvoir tenter de l’éteindre ou de fuir au plus vite. Les détecteurs émettent une alarme dès qu’ils perçoivent de la fumée. Une aide salutaire la nuit, quand la surveillance humaine fait défaut. Pour une protection de base, il est recommandé d’installer au moins un détecteur à chaque étage de la maison et dans chaque pièce à vivre : les chambres et le salon ; et de préférence au plafond. En revanche, inutile d’équiper la cuisine, la salle de bain et le garage : la présence d’un peu de fumée ou de buée peut déclencher le détecteur.
La garantie NF EN 14604
Soyez vigilant, tous les appareils ne se valent pas. Sur dix détecteurs testés, quatre ne se déclencheraient pas de façon systématique. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, le marquage CE n’est pas suffisante. Veillez à ce que la norme européenne NF EN 14604 figure sur l’emballage, la notice ou le produit même. Afin de limiter les dérapages, le gouvernement a ouvert un site d’information (www.prevention-incendie.gouv.fr) à destination du public.
Quel type de détecteur choisir ?
- Préférez des détecteurs de fumées (et chaleur) interconnectables : si une fumée est détectée dans une partie de la maison, il est important que tout le monde à l’intérieur du logement soit averti du danger. Avec un détecteur interconnectable, tous les détecteurs vont déclencher l’alarme en même temps et chacun sera averti au plus vite pour pouvoir agir ou fuir.
Les détecteurs peuvent être à pile ou sur secteur. Les détecteurs à pile ont l’avantage de la simplicité lors de l’installation. Pour votre sécurité, la norme NF EN 14604 prévoit un système de bips et de clignotements lorsque la pile est usée.
Les DAAF sont également adaptés aux personnes malentendantes : certains modèles ont un flash intégré pour signaler l’incendie.
Un entretien facile et indispensable
L’entretien quant à lui se limite à s’assurer du bon fonctionnement de l’appareil. Pour cela, il suffit d’appuyer chaque mois sur le bouton de test et de remplacer la pile une fois par an. N’oubliez pas également de les dépoussiérer régulièrement avec un chiffon humide ou à l’aide d’un aspirateur.
Le CAUE, Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement est gratuitement à votre disposition pour vous informer sur ces sujets. Pour prendre rendez-vous avec l’un de ses architectes-conseillers, téléphonez au 0262 21.60.86.
4 millions de tonnes, c’est la quantité de déchets produite chaque année à la Réunion pour la construction des routes, des logements, des équipements collectifs publics et privés. S’ils sont mal gérés, ces déchets peuvent avoir des conséquences dramatiques pour la santé et l’environnement. Alors, prenez de bonnes habitudes et ne jetez pas vos déchets n’importe où ! Même vos déchets inertes (béton, gravats, parpaing, carrelages …).
Au delà de 2 m de hauteur ou de profondeur sur plus de 100 m2, tout dépôt de matériaux inertes, doit être soumis à déclaration ou autorisation auprès de la mairie, même s’il s’agit de terrains privés.
La loi impose à tous de traiter ses déchets. Déposer ses déchets ailleurs que dans une installation agréée est une infraction. Le remblaiement de ravines, le long des berges de rivières ou sur le littoral est interdit. En cas de non respect, vous vous exposez à de graves sanctions : jusqu’à 75 000 euros d’amende, 2 ans d’emprisonnement et la saisie de votre véhicule.
Pour éviter le pire, voici quelques conseils. Si vous réalisez vous-même les travaux, pour les petites quantités de déchets, utilisez le tri sélectif ou la collecte des encombrants ou des déchets verts mise en place par votre communauté de communes. Pour les volumes plus importants, rendez-vous dans votre déchèterie la plus proche, où vous pourrez déposer vos déchets triés.
Si vous faites appel à un professionnel, l’entreprise peut se charger de l’élimination des déchets si votre contrat le prévoit. Ces déchets deviennent des déchets d’activités. L’entreprise de travaux doit donc les éliminer dans des filières qui lui sont accessibles en tant que professionnel : déchèterie, filières de valorisation ou d’élimination. Elle doit intégrer les coûts de cette prise en charge à son offre et procurer les preuves de la bonne gestion des déchets en fournissant les Bordereaux de Suivi de Déchets (BSD).
Attention, si le professionnel se débarrasse de vos déchets dans une ravine ou sur le littoral, il en sera pénalement responsable et devra payer l’amende. Par contre, les déchets continueront à vous appartenir et il pourra vous être demandé de nettoyer les lieux, à vos frais. A vous donc de vous assurer que le prestataire a bien complété, signé et justifié de la traçabilité et de la conformité de l’élimination sur le BSD.
Le CAUE, Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement est gratuitement à votre disposition pour vous informer sur ce sujet. Pour prendre rendez-vous avec l’un de ses architectes-conseillers, téléphonez au 0262 21.60.86.
Vous pouvez également télécharger la plaquette Déchets de chantier, réalisée par la CER BTP, sur le site http://dechets.btp-reunion.net.
Isolation thermique, filtration des polluants, oxygénation de l’air, diminution du volume d’eaux usées… les avantages des toitures végétalisées sont nombreux et ont conquis beaucoup de pays. A la Réunion, sept établissements publics ont déjà tenté l’expérience. Chez les particuliers, cette technique est encore très peu utilisée.
Planter sur son toit… Cela paraît irréaliste et pourtant cela existe vraiment. Il s’agit d’une nouvelle technique d’aménagement durable appelée « toitures végétalisées ». Le principe : installer des plantations sur la couverture du bâtiment. Très utilisée en Allemagne et dans la plupart des pays d’Europe, cette technique se fait encore timide à la Réunion. Seules deux entreprises réalisent ce type d’aménagement. Depuis 2001, sept établissements publics ont fait l’objet de toiture végétalisée, dont le plus récent est la prison de Domenjod. Chez les particuliers, elle est encore très peu utilisée car très peu connue.
Il existe trois formes de végétalisations :
la végétalisation intensive se rapproche des espaces verts au sol et consiste à réaliser une terrasse jardin ;
la végétalisation semi intensive possède un substrat pouvant accueillir des plantes et des arbustes de faible hauteur ;
la végétalisation extensive consiste à réaliser un tapis végétal composé d’un substrat drainant de faible épaisseur : 5 à 10 cm, sur lequel on cultive des végétaux qui nécessitent très peu d’entretien.
Ces toitures plutôt légères sont applicables sur des supports variés : béton, bois, acier.
Qualités environnementales et avantages
La technique est reconnue pour ses qualités environnementales et les avantages qu’elle procure sont multiples.
Tout d’abord, environnementaux :
rafraîchissement de l’air par l’évapotranspiration des végétaux
amélioration de la qualité de l’air par la résorption de la pollution atmosphérique
réduction des nuisances sonores absorbées par les plantes et le substrat
sauvegarde de la biodiversité grâce à des conditions de vie favorables et gestion des eaux pluviales par la réduction des eaux de ruissellement.
Puis économiques :
augmentation de la durée de vie de l’étanchéité protégée par le substrat et réduction des coûts énergétiques par l’effet d’isolation thermique.
Enfin, esthétiques et pratiques :
paysage agréable au regard et mieux intégré en milieu naturel
surface disponible pour une production vivrière locale (végétalisation intensive)
espaces verts protégés pour des activités récréatives (végétalisation intensive)
Vous l’avez compris, les conséquences en termes d’isolation phonique et thermique sont très bénéfiques. Avant de vous lancer dans l’aventure, il convient d’étudier soigneusement la pente, le revêtement, l’isolation et le drainage de la toiture en fonction du type de végétation que l’on va faire pousser.
Le CAUE, Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement est gratuitement à votre disposition pour vous informer sur ce sujet, téléphonez au 0262 21.60.86. Vous pourrez également vous informer sur le site www.envirobat-reunion.com.
Après les toitures, les façades de nos bâtiments s’offrent à leur tour un lifting plus vrai que nature ! Avec son jardin vertical, le mur végétal habille les façades et fournit des propriétés particulières de qualité environnementale.
Plus besoin de remonter à l’époque antique pour observer des jardins suspendus à l’image de la merveille de Babylone ! S’il ne figure pas dans les sept merveilles du monde, le mur végétal trouve largement sa place dans les nombreuses merveilles de la nature. Inventée par le botaniste et chercheur français Patrick Blanc, cette technique de culture verticale offre à la ville de nouvelles formes architecturales et à l’habitat, des vertus environnementales indéniables. A la Réunion, ils sont plusieurs particuliers à avoir tenté l’aventure !
En plus de sa parfaite intégration paysagère, le jardin vertical est compatible avec la démarche de qualité environnementale. Son installation consiste à créer des façades vivantes et naturelles, d’une pérennité d’au mois trente ans, à l’intérieur ou à l’extérieur des bâtiments. L’effet de ces façades végétalisées sur le confort de la maison est immédiat.
Les murs végétaux constituent en effet d’excellents absorbants thermiques et phoniques et sont également très actifs pour la dépollution de l’air. Leur aspect esthétique et naturel améliore aussi la qualité de vie.
La forte atténuation du rayonnement solaire qu’apporte la simple présence de la végétation contribue au confort thermique naturel et réduit le besoin de climatisation. Le rideau planté contre la façade diminue la transmission des bruits extérieurs. Et la densité produite par le mur offre un pouvoir isolant important.
Point positif pour une installation à l’extérieur : la rétention des eaux pluviales. Les murs végétaux sont capables d’absorber jusqu’à vingt fois leurs poids selon l’épaisseur du substrat. En période cyclonique, un système de protection composé d’une ombrière mobile est installé sur toute la façade végétalisée. Du point de vue technique, le mur vert est constitué d’une série d’étages empilés garantissant la croissance et la fixation à long terme des racines des plantes sur la surface. L’installation nécessite un substrat pour entretenir la végétation et une ossature légère pour orienter son développement.
Pratiquement sans entretien, les murs végétaux peuvent recevoir une grande quantité d’espèces sélectionnées par un professionnel. C’est l’exposition du mur qui va déterminer le type de plante à utiliser. Pour les surfaces exposées au soleil, par exemple, les variétés peuvent aller du petit arbuste jusqu’au bois de chandelle. Et pour l’arrosage de nuit, il est recommandé d’avoir recours au goutte-à-goutte.
Au delà de ses qualités environnementales, le mur végétal permet d’appréhender une nouvelle perception du « vert » et offre à tous la possibilité de jouir de la richesse végétale à tout instant dans la ville.
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L’eau potable est une denrée rare. Alors, pourquoi la gaspiller pour des usages non alimentaires alors que l’eau de pluie, une ressource gratuite et abondante, peut être aisément utilisée pour arroser son jardin ou laver sa voiture … Non seulement vous ferez des économies mais vous accomplirez aussi un geste sain.
Vos factures d’eau se font de plus en plus chères ? A un moment où le pouvoir d’achat des Réunionnais est en baisse, toute économie est bonne à faire ! Récupérer l’eau de pluie est à la fois une solution économique et écologique.
L’eau de pluie est de plus en plus intégrée aux projets de construction. Dans une démarche environnementale, de nombreux maîtres d’ouvrages développent de nouvelles pratiques de gestion des eaux pluviales. La finalité de ces pratiques est diverse : protéger les milieux aquatiques contre la pollution, lutter contre les effets induits par l’imperméabilisation des sols, préserver la ressource, …
Pour les particuliers, offre et demande se sont développées en matière de récupération d’eau pluviale pour une utilisation à l’extérieur et à l’intérieur de maisons individuelles.
Toute installation de récupération d’eau pluviale dans un bâtiment passe par cinq fonctions principales : collecte, traitement, stockage, redistribution et signalisation (système d’information).
Le budget le plus important de ce dispositif est celui consacré à l’achat de la cuve. Les fabricants sont nombreux et le choix très varié. Alors, pour cibler vos besoins, déterminez tout d’abord à quoi vous destinez cette eau tombée du ciel : usages extérieurs (arrosage du jardin, …) ou utilisation domestique (wc et lavage des sols uniquement, selon l’arrêté du 21 août 2008) ou les deux. Notez que l’utilisation d’eau de pluie est autorisée, à titre expérimental, pour le lavage du linge, sous réserve d’une mise en œuvre de dispositifs de traitement adaptés. Il est évident que le coût, les contraintes et les modes de stockage diffèreront selon l’utilisation retenue.
Vous devrez, ensuite, déterminer l’emplacement de votre citerne : enterrée, hors sol, en sous-sol, dans un vide sanitaire. Privilégiez les cuves enterrées. Dans le cas d’une construction neuve, profitez de la présence des engins de terrassement pour procéder à son enfouissement. Cette solution permet de conserver l’eau à l’abri de la lumière et à la température du sol.
Une grande diversité de citernes est utilisée dans le monde mais il est conseillé d’utiliser des matériaux sains et facilement recyclables. Comme les cuves en polyéthylène, par exemple, qui ont aussi l’avantage d’être légères et donc facilement transportables et mises en place.
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Une des obligations de la nouvelle réglementation thermique, acoustique et aération (RTAADOM 2010) est l’installation d’attente pour ventilateur de plafond dans chaque pièce principale d’un bâtiment neuf. Quels avantages offrent-ils réellement ? Éléments de réponses avec le CAUE.
Voici enfin l’occasion de brasser de l’air sans s‘attirer les foudres de quiconque !
La RTAADOM, applicable aux constructions d’habitations neuves ayant fait l’objet d’une demande de permis de construire ou d’une déclaration préalable à compter du 1er mai 2010, impose que chaque pièce principale de la maison soit équipée d’au moins une attente pour ventilateur de plafond. Une solution résolument efficace pour bénéficier d’une sensation de fraicheur durable à moindre coût !
Rappelons que la notion de confort dépend de la température, de l’hygrométrie(l’hygrométrie caractérise l’humidité de l’air, à savoir la quantité d’eau sous forme gazeuse présente dans l’air humide) et de la vitesse de l’air. Le ventilateur agit lui sur ce dernier point.
En effet, contrairement au climatiseur, le brasseur d’air n’a pas vocation à baisser la température de la pièce mais à mettre l’air en mouvement, favorisant ainsi une évaporation plus rapide de l’humidité de votre peau lors des grosses chaleurs. C’est cette évaporation qui vous procure une sensation de fraîcheur immédiate.
Choix, mise en œuvre et entretien
La dimension adéquate de votre ventilateur va dépendre de la superficie et de la hauteur sous plafond de votre pièce. Le principe est simple, plus les pales de l’hélice seront grandes, plus la quantité d’air brassé sera considérable. Pour les grandes pièces, il est conseillé de choisir un ventilateur de plafond d’un diamètre de 130 centimètres, tandis qu’un ventilateur de 75 centimètres de diamètre suffira pour rafraichir votre chambre à coucher.
Contrairement à ce que l’on croit, ce n’est pas le nombre de pales qui influencera la puissance du ventilateur et son rendement, mais c’est davantage leur l’inclinaison qui sera déterminante. L’inclinaison peut varier entre 6 à 16 degrés. Plus elle est prononcée, plus la force de ventilation sera élevée.
Le niveau de sonorité désiré est une étape clé dans le choix d’un ventilateur. Pour votre confort, veillez à choisir un modèle peu bruyant, ne dépassant pas 50 décibels, car au-delà, votre ventilateur pourrait devenir source de stress supplémentaire ! Si vous désirez un ventilateur ultra silencieux, optez pour un modèle avec un moteur scellé au zinc, un métal qui a la propriété d’absorber les vibrations.
Notez que les ventilateurs de plafond sont utilisables dans les pièces d’au moins 4m sur 4m. La pose du ventilateur devra être faite à une hauteur du sol de 2 mètres au minimum, par mesure de sécurité. Nous vous conseillons également de privilégier un modèle équipé d’un régulateur de vitesse ou muni d’une télécommande afin de ne pas avoir à effectuer des saillies aux murs et d’autres travaux fastidieux et inesthétiques lors de son montage.
Les ventilateurs de plafond ont une durée de vie de 10 ans selon l’utilisation. Un dépoussiérage annuel est nécessaire pour son entretien.
Économie d’énergie
Les ventilateurs, même s’ils consomment de l’énergie, ont l’avantage par rapport aux climatiseurs d’en consommer nettement moins et, en plus, de ne pas utiliser de gaz polluants. Au niveau de la sensation de fraîcheur produite, les ventilateurs de plafond sont ce qui se fait de plus agréable : ils peuvent permettre, à confort égal, de travailler à des températures supérieures de 5°C.
Le CAUE, Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement est gratuitement à votre disposition pour vous informer sur ce sujet. Pour prendre rendez-vous avec l’un de ses architectes-conseillers, téléphonez au 0262 21.60.86.